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Le dernier numéro

Mai-Juin 2019

N° 676

Israël

Barack Obama au Proche-Orient : une visite très attendue

Israéliens et Palestiniens auront donc du attendre le second mandat du Président américain pour recevoir sa visite. Une étape diplomatique importante qui ne marque pas pour autant une reprise du processus de paix.

20 mars, 22 mars ou même début mars… La date du voyage de Barack Obama n’est toujours pas précisée par la Maison Blanche et ce flou alimente d’autres  incertitudes : les objectifs du Président américain dans cette région. Ce qui est sûr ce sont ses visites, en Israël, en Cisjordanie et en Jordanie, avec pour principaux sujets le programme nucléaire iranien, la situation en Syrie et le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens. C’est précisément sur ce dernier point que les spéculations sont les plus vives puisque de nombreuses voix, proches du Premier ministre israélien, évoquent depuis quelques jours la possibilité d’un sommet réunissant autour de Barack Obama, Benjamin Netanyahu et Mahmoud Abbas.

« Durant cette visite, on peut s’attendre à un sommet tripartite voir même peut-être quadripartite avec le roi Abdallah II de Jordanie » a ainsi affirmé le vice-ministre israélien des Affaires étrangères, Danny Ayalon, allant jusqu’à ajouter que « Les préparatifs sont dores et déjà en cours pour une rencontre » et que les Américains souhaitent « renforcer » le rôle du roi de Jordanie dans le processus de paix. A Washington, le porte-parole de la Maison Blanche a beau démentir en déclarant que la relance des négociations gelées depuis 2010 « n’est pas le but de cette visite », les attentes des deux parties sont telles que les informations, souvent contradictoires, sur la tenue d’un tel sommet continuent d’alimenter les médias israéliens et palestiniens.

Certaines réalités pourraient toutefois contrevenir à cette « relance » tant attendue. Mahmoud Abbas est plus que jamais fragilisé, voir isolé, sur la scène palestinienne, face au Hamas et à la situation économique dramatique de l’Autorité Palestinienne. Et côté israélien, Benjamin Netanyahou qui peine toujours à former son prochain gouvernement, a clairement affiché sa priorité pour les prochains mois : empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire. Quant à ses relations notoirement tendues avec le président américain, elles pourraient aussi représenter un obstacle dans le jeu subtil des échanges diplomatiques. La palme du pessimisme revient cependant à Avigdor Lieberman, l’ancien ministre des Affaires étrangères israélien, qui déclarait samedi dernier qu’ « Il n’y a pas de solution à ce conflit, tout ce à quoi on peut aspirer c’est un accord intérimaire à long terme ».