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Mai-Juin 2019

N° 676

France

Nouvelle condamnation liée aux manifestations pro palestiniennes interdites à Paris

Après les violences perpétrées lors des manifestations pro palestiniennes à Paris et à Sarcelles les 19 et 26 juillet dernier, des dizaines de personnes avaient été interpellées et des dizaines d’autres identifiées par des caméras de vidéosurveillance.  Au moins cinq d’entre elles ont déjà été condamnées à des peines de prison ferme et une nouvelle condamnation démontre que la justice poursuit son travail.

Il s’agit d’un homme de 34 ans, un Tunisien, interpellé à Barbès lors du premier rassemblement interdit, le 19 juillet,  et qui avait dégénéré en véritable guérilla urbaine. Il a été condamné mercredi à deux mois de prison ferme, notamment pour violences sur des policiers.

Le tribunal correctionnel de Paris l’a condamné à six mois de prison, dont quatre avec sursis et l’a maintenu en détention. Incarcéré depuis le 22 juillet, son procès avait été renvoyé, il devrait donc sortir de prison dans les jours prochains alors que le parquet avait requis un an de prison à son encontre.

Il a été reconnu coupable d’avoir jeté une barre de fer sur un véhicule de police puis, une fois au commissariat, d’avoir blessé un policier qui a eu une fracture à un doigt (il s’est vu délivrer 10 jours d’incapacité totale de travail) et de l’avoir copieusement insulté en proférant des injures antisémites et en affirmant qu’il était venu en France pour « niquer tous les Français ».

Aux policiers, le prévenu avait affirmé qu’il s’était rendu dans le quartier de Barbès non pour prendre part à la manifestation mais pour y faire des courses et qu’il était resté pour regarder le « spectacle » alors que les événements dégénéraient. Il a ensuite déclaré devant le tribunal que la barre de fer, provenant de la structure d’un étal de marché, avait été jetée sur lui et qu’il était allé vers les policiers pour la leur donner. Des dénégations qui n’ont pas convaincu le procureur qui a rappelé la gravité des violences commises ce jour-là dans les rues de la capitale.