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Le dernier numéro

Mai-Juin 2019

N° 676

France

Le Prix de la Démocratie 2015 attribué au Genepi

 

Juge : Vous êtes garant de la réinsertion de Gino Strabliggi ? Mefiez-vous Monsieur Cazeneuve, les écrits restent.

Germain Cazeneuve : Oui, et les fonctionnaires passent.

 

Face à la méfiance affichée par l’administration pénitentiaire concernant la libération anticipée de Gino Strabliggi (incarné par Alain Delon), l’éducateur Germain Cazeneuve (Jean Gabin) plaide pour une justice juste et non féroce. Deux hommes dans la ville (1973) est un film réalisé par José Giovanni sur un monde qu’il connaît bien : le milieu carcéral. Et au bout du chemin à l’époque où il fut tourné, cette menace : la guillotine. Plaidoyer contre la peine de mort, ce film a été tourné grâce à Alain Delon, dont les positions sur le sujet diffèrent. Parce qu’au-delà de ce débat, il s’agissait pour lui de montrer la vie derrière les barreaux et de donner la parole et la possibilité non pas d’excuser mais admettre puis comprendre ses erreurs et se reconstruire.

Cette année, le Prix de la Démocratie, fondé par l’Institut Marc Sangnier, a été remis au Genepi (Groupement étudiant national d’enseignement aux personnes incarcérées). Dans une salle du Conseil Constitutionnel, son président Jean-Louis Debré a rappelé l’importance de l’initiative de l’Institut et ces valeurs qui dépassent les hommes et leurs titres : « La République ne s’incarne pas dans les présidents, mais dans le drapeau. Dans une femme : Marianne. » Le président du Conseil Constitutionnel évoqua ensuite les valeurs de la France et son rôle dans l’histoire.

Vincent Rogard, président de l’Institut Marc Sangnier a rappelé l’ambition de ce prix qui « récompense et courage les projets citoyens innovants, travaillant à renforcer la cohésion sociale et la citoyenneté », comme l’imaginait Marc Sangnier, l’animateur su Sillon.

Fondé par Lionel Stoleru, le Genepi œuvre à la réinsertion des personnes incarcérées. Gabrielle Ripplinger, présidente du Genepi a parlé lors de cette soirée de « l’effort quotidien pour remettre au premier plan ces préoccupations. Les deux côtés des murs ne doivent pas être cloisonnés ». Elle insista sur l’importance de créer des espaces particuliers entre le « dedans » et le « dehors ». Désireuse de créer un pacte citoyen entre ces deux sphères, Gabrielle Ripplinger expliqua que les « vertus démocratiques ne pouvaient s’arrêter aux portes des prisons ».