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juillet 2017

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France

Henri Cukierman : « Montrer la réalité d’Israël »

Jean-Yves Le Drian sera prochainement invité par la CCFI. Entretien avec son président, Henri Cukierman.

 

L’Arche : Vous invitez le ministre des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian à votre prochain dîner de gala. Qu’est-ce qui a motivé ce choix?

Henri Cukierman : Chaque année, nous invitons soit le ministre des finances, soit le ministre des affaires étrangères. Ainsi, en 2015 et en 2016, c’est Emmanuel Macron qui avait présidé le dîner annuel de la Chambre de Commerce France Israël, il avait été particulièrement intéressant et chaleureux dans son discours et en serrant la main de pratiquement chacun des 400 participants à ce dîner et a été particulièrement souriant sur tous les selfies qui ont été pris.

Cette année, le 6 septembre, 6 jours avant notre dîner, nous co-organisons à Tel Aviv un déjeuner avec Bruno Le Maire, Ministre de l’Europe et des Affaires Etrangères et Mounir Mahjoubi, Secrétaire d’Etat au numérique, il était donc naturel qu’au dîner du 12, nous invitions le ministre de l’Europe et des affaires étrangères

M.Le Drian fera sans doute le point sur l’état des relations franco-israéliennes. Qu’attendez-vous de ce discours?

Une excellente raison d’inviter Yves Le Drian est justement d’avoir de sa part un point sur l’état des relations franco israéliennes: en effet, lorsqu’il était Ministre de la Défense, à notre connaissance, ses relations avec son homologue israélien et la collaboration entre l’ensemble des armées françaises et israéliennes étaient à la fois efficaces et amicales. De son coté, depuis très longtemps, le quai d’Orsay est traditionnellement considéré comme pro arabe et naturellement favorable à des votes qui nient le lien entre Jérusalem et Israël et à des déclarations qui se veulent équilibrées, quand il s’agit d’Israël, entre terroristes et forces de l’ordre. Comme Yves Le Drian a la réputation d’être direct et carré, le point qu’il fera sera particulièrement intéressant pour sentir le 12 septembre au Pré Catelan, qui déteint sur qui ou comme le disent parfois les Américains de façon très imagée, si c’est la vielle dame qui promène le gros chien ou le gros chien qui promène la vieille dame

Vous avez également invité le Président du Medef. Est-ce la première fois que M.Pierre Gataz viendra à la Chambre de commerce France-israël?

Les rapports entre la CCFI et le Medef en général et Pierre Gattaz en particulier sont excellents: à la suite d’un voyage en Israël avec Laurence Parisot, celle-ci était venue parler à un petit déjeuner de la CCFI. J’ai été particulièrement sensible à son entrée en matière: «C’est un impératif économique et éthique pour les entreprises françaises de se développer en Israël ». Le 4 avril 2016, Pierre Gattaz a participé au dîner de la CCFI et a notamment remis les trophées de la CCFI au coté d’Emmanuel Macron à Elbit, Dentsu, Mauboussin, Optical Center, SNCF et Smart Transportation. En mai, j’ai participé au voyage de Pierre Gattaz en Israël, en Palestine et en Jordanie, il était en particulier très sensible à la nécessité pour la France de faire en sorte que les Juifs s‘y sentent en parfaite sécurité. Au delà de ces qualités humaines des dirigeants du Medef qui m’ont beaucoup touché, un conseil France Israël a été créé récemment par le Medef et un 1er évènement, très réussi, a eu lieu en juin au Medef. Cet intérêt du Medef pour Israël n’est d’ailleurs qu’une facette de l’intérêt des entreprises française pour Israël: Jean Lou Blachier, Vice Président Délégué de la CPME, Confédération des PME est membre du Conseil de la CCFI et participera à notre dîner, 20 groupes industriels ont également pris des tables pour le 12 septembre. Vis à vis des entreprises françaises notre dîner du 12 septembre est d’ores et déjà un très grand succès. Je me réjouis fortement de l’intérêt de l’Arche car au delà du business, la meilleure façon de lutter contre le BDS en particulier et plus généralement contre l’antisionisme, c’est de montrer la réalité d’Israël, le développement des relations économiques entre la France et Israël est aujourd’hui le meilleur moyen de faire connaître cette réalité, bien meilleur même, à mon avis que de s’étriper sur des plateaux télé où les dés sont souvent pipés.