Jacques Julliard : « Plusieurs issues sont possibles »  |  La Promesse d’une mère  |  D’un continent à l’autre  |  Tout l’art de Goscinny

Le dernier numéro

janvier 2018

N° 670

Votre formule (abonnement annuel)

6 numéros par an

A partir du numéro

J'ai lu et j'accepte les conditions générales d'abonnement.

Quelle actrice incarna le mieux à l'écran la mère juive contemporaine ?

Loading ... Loading ...

Philip Glass à portée de caddie

Le long du Festival VERSUS qui se déroulera du 15 au 20 décembre, le Collectif Tana démocratise la musique dans le sens le plus noble du terme.

Philip Glass est un des plus grands compositeurs de musiques de films (The Hours, Truman Show, Kundun…). Mais c’est aussi un homme dont la musique accompagne les beaux textes de poètes et écrivains à travers le monde, de Ravi Shankar et Mishima à David Bowie et Allen Ginsberg.
Cette musique, plus bohème que « minimaliste », revient en France où Glass a été très imprégné par les rencontres faites lors de ses fréquents séjours. Une présentation de son œuvre par un quatuor à cordes se déroulera au magasin Auchan Leers à côté de Lille le vendredi 15 décembre à 16h. Cette performance qui sera suivie d’autres concerts dans des lieux inédits de la région, permettra de répondre à la volonté du Festival Versus de provoquer les échanges avec le public, de partager ensuite les moments créatifs, notamment lors d’un concert familial. Rencontre avec Antoine Maisonhaute, membre du quatuor Tana.

L’Arche : Comment est né le projet du festival ?
Antoine Maisonhaute : Le projet du festival Versus est né de l’envie du collectif Tana d’ancrer son action artistique dans les hauts de France, et d’y développer sa direction artistique, à savoir rendre la musique d’aujourd’hui accessible à toutes et tous, sans pour autant abaisser les exigences d’excellence qu’elles exigent.
Ce festival est une manière de prendre en main notre programmation artistique pendant un temps fort, et d’assumer une programmation originale estampillée Tana.

Votre démarche est-elle motivée par l’évolution de la perception des relations entre les artistes et le public ?
La relation avec le public a toujours été au cœur de notre démarche. Ce festival est en quelque sorte une extension de la vulgarisation de notre travail.
Lors de chaque concert, nous prenons la parole afin de présenter les œuvres, de manière non pas analytique, mais plutôt didactique, de façon décalée et décomplexée afin que tout un chacun se sente impliqué, et puisse découvrir les musiques d’aujourd’hui avec des pistes d’écoutes simples et efficaces.
Le festival nous fera aller à la rencontre de nos publics, et permettra une plus grande vulgarisation de notre travail. Ce qui manque aujourd’hui au concert classique c’est la prise en compte que le public peut tout découvrir, écouter, pour peu que l’on l’y implique. Versus et le quatuor Tana sont clairement dans une démarche qui va à contre-courant du milieu classique, mais qui permet un renouveau des publics dans les salles de concerts.

D’où vient ce choix de Philip Glass pour ouvrir le festival ?
Philip Glass est un immense monsieur de la musique contemporaine, et si l’on intéresse au quatuor à cordes, on ne peut passer à côté de son catalogue, qui comporte pas moins de sept opus du genre.
Défendre sa musique, c’est faire découvrir tout un monde sonore, qui va du minimalisme (quatuors 2,3,4,5), au sérialisme (quatuor 1), au romantisme (quatuors 6 et 7). Une manière d’aborder la musique contemporaine sans a priori esthétiques, et sans être obligé d’en connaître tous les codes. Se laisser porter par la musique.

 

Découvrez le programme sur festivalversus.fr