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	<title>L&#039;Arche</title>
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	<description>Un média du fonds social juif unifié</description>
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		<title>L’ULIF récompense deux initiatives de Tikoun olam</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Jun 2013 08:20:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[France]]></category>
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		<description><![CDATA[Jean-François Bensahel, président de l’Union Libérale Israélite de France nous parle de l’ambition du prix et des personnes récompensées ce vendredi 14 juin.   Pouvez-vous nous présenter le Prix Ulif Copernic ? et surtout la motivation qui guida la création de ce prix. Dans l’histoire du judaïsme, on retrouve toujours deux composantes. La première tournée vers [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2><b>Jean-François Bensahel, président de l’Union Libérale Israélite de France nous parle de l’ambition du prix et des personnes récompensées ce vendredi 14 juin.</b></h2>
<p><b> </b></p>
<p><b>Pouvez-vous nous présenter le Prix Ulif Copernic ? et surtout la motivation qui guida la création de ce prix.</b></p>
<p>Dans l’histoire du judaïsme, on retrouve toujours deux composantes. La première tournée vers la vie communautaire, tournée vers l’intérieur, et parfois même vers l’intérieur d’un ghetto et le second vers l’humanité tout entière. Nous voulions prendre acte de ce que la vie du ghetto était définitivement finie. Nous avons créé ce prix en disant que nous juifs avons partie liée aux initiatives de fraternité, quelles qu’elles soient et où qu’elles soient. Portés par des juifs ou non, laïcs ou religieux. Notre sensibilité particulière à la souffrance et à l’injustice nous invite à reconnaître que le monde ne fonctionne pas comme il le devrait,   et donc nous dote également d’une sensibilité envers la fraternité,  qui n’est que l’anticipation du monde à venir. C’est la raison pour laquelle on a créé ce prix-là. Pour identifier et encourager des individus et des associations qui nous paraissent parfaitement en phase avec le projet du judaïsme qui est la paix et la fraternité universelles. Nous voulions accomplir un acte de judaïsme en le faisant. D’ailleurs, le Tikoun olam (la réparation du monde) est une grande injonction du judaïsme. Mais pensez-vous que nous pouvons rectifier, réparer le monde tout seul ? Evidemment non.</p>
<p><b>Comment vous y êtes-vous pris ?</b></p>
<p>Nous avons constitué un jury qui est composé de cinq membres : Martin Hirsch, Christine Kelly et Isabelle Giordano, trois personnes ayant une grande expérience des projets d’aide à autrui. Auxquelles s’ajoutent deux représentants de l’ULIF Copernic : Guy Bouaziz et moi-même. Nous l’avons également conçu en partenariat avec l’Institut d’études civiques de Martin Hirsch. Cette école, cette grande école pourrait on dire, a vocation à identifier et soutenir de jeunes porteurs de projets d’engagement au service des autres. Un des deux prix décernés le sera à l’un des lauréats de l’Institut, l’autre à une personnalité choisie. La première édition du prix date de 2012 et avait récompensé le travail de l’association judéo-musulmane de France. Pourquoi ? Car ils agissent sur le terrain, concrètement. Changeant la réalité, en rencontrant les jeunes juifs et musulmans pour les convaincre que la violence ne doit pas avoir de place dans la société. Qu’il s’agit d’une très mauvaise lecture des textes religieux que de croire que ceux-ci recommanderaient la haine ou la guerre.</p>
<p><b>Qui sont les lauréats de cette année ?</b></p>
<p>Le premier prix sera décerné à Adeline Kulig et Antoine Touillet de l’Institut, pour leur projet « A contre courant » qui sera mis en œuvre à Chalons en Champagne. Ils vont dans les villes et villages des environs pour encourager les jeunes à s’investir dans des projets d’engagement. Et à faire en sorte que les villages et la ville développent les rencontres et échanges. Notamment en mettant en place des synergies et des actions croisées dans les domaines des échanges artistiques et culturels. Ils encouragent aussi les entrepreneurs de Chalons à recruter dans les bassins d’emploi des zones proches. Le but est de réenraciner dans cette agglomération un certain nombre de jeunes pour qu’ils n’aient pas envie de partir. C’est un projet de création et de lien social. L’autre récipiendaire est l’Imam Chalghoumi pour son implication non seulement dans le dialogue judéo-musulman, mais plus largement pour son engagement dans la constitution d’un islam de France républicain.</p>
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		<title>Vers une dissolution de tous les groupes violents ?</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Jun 2013 15:04:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Une tournante]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis la mort de Clément Méric, jeune militant d’extrême gauche la semaine dernière lors d’une rixe avec des skinheads en plein Paris, politiques et associations s’élèvent pour demander la dissolution des groupes d’extrême droite. « Ce meurtre soulève la question de la recrudescence des agissements des groupes d’extrême droite », a ainsi estimé le MRAP, rejoint par [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis la mort de Clément Méric, jeune militant d’extrême gauche la semaine dernière lors d’une rixe avec des skinheads en plein Paris, politiques et associations s’élèvent pour demander la dissolution des groupes d’extrême droite. « Ce meurtre soulève la question de la recrudescence des agissements des groupes d’extrême droite », a ainsi estimé le MRAP, rejoint par le CRIF qui s’est dit « pleinement mobilisé aux côtés des forces démocratiques pour lutter contre tous les fanatismes ». Un appel également lancé par la FIDL qui craint que « les groupes fascistes ne mettent en danger notre République » et par l’UEJF qui, saluant l’interpellation rapide des suspects, demande l’interdiction des groupes tels que Troisième Voie, Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires et le GUD. Appel entendu par Jean-Marc Ayrault puisque le Premier ministre a lancé la procédure de dissolution pour les Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires, groupuscule auquel appartiendraient un ou plusieurs des agresseurs du jeune homme.</p>
<p>Toutefois, plusieurs voix (dans l’opposition) se font entendre afin que le gouvernement aille plus loin en interdisant tous les groupes violents, de gauche comme de droite. Invité du Grand Entretien sur RCJ dimanche 10 juin, Eric Ciotti, député UMP des Alpes-Maritimes, a approuvé la dissolution des JNR mais a dénoncé une politique du deux poids- deux mesures : « Là, j’ai l’impression qu’il y a une forme de regard un peu partiel sous le coup de cette légitime émotion. Regardons tous les groupes violents et n’hésitons pas à aller très largement plus loin dans cette dissolution », a-t-il dit, expliquant que « s’il y a une expression de violence dans un groupe associatif, il doit être dissous, c’est un principe ».</p>
<p>Sont visées plusieurs mouvances d’extrême gauche qui n’ont jamais fait l’objet de poursuite et de dissolution et ce positionnement délicat trouve un écho favorable au Front National. Marine le Pen a ainsi déclaré être pour une dissolution globale car « le groupuscule auquel appartenait le jeune Méric, qui était probablement trop jeune pour s’en apercevoir, était un groupe ultra violent. C’est un groupe qui fait appel systématiquement à la violence », a-t-elle insisté.</p>
<p>Dans ses efforts pour normaliser et banaliser son parti dans la vie démocratique, on serait tenté de penser que cet engagement de la présidente du FN lui permettrait de faire rapidement le ménage dans les rangs de ses sympathisants les plus compromettants, d’autant qu’elle multiplie depuis les déclarations pour affirmer que le FN n’a aucune accointance avec les groupuscules extrémistes. Des propos auxquels Jean-Luc Mélenchon a simplement répliqué en disant : « Elle ment ».</p>
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		<title>L&#8217;hommage de Serge Moati aux soeurs méditerranéennes</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Jun 2013 14:54:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Une tournante]]></category>

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		<description><![CDATA[Egypte, Tunisie, Espagne, Italie, Israël, Maroc. Dans son documentaire « Méditerranéennes », Serge Moati dresse le portrait de femmes engagées pour une société plus juste. Démocratie, coût de la vie, image des femmes, liberté… Autant de combats qu’elles mènent de front malgré les lois ou les codes qui les emprisonnent. &#160; Comment avez-vous eu l’idée de ce [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Egypte, Tunisie, Espagne, Italie, Israël, Maroc. Dans son documentaire « Méditerranéennes », Serge Moati dresse le portrait de femmes engagées pour une société plus juste. Démocratie, coût de la vie, image des femmes, liberté… Autant de combats qu’elles mènent de front malgré les lois ou les codes qui les emprisonnent.</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Comment avez-vous eu l’idée de ce documentaire ?</b></p>
<p>Grâce à ma proximité avec cette Méditerranée que j’aime tant et de ce que j’ai pu voir des printemps arabes. En Egypte et en Tunisie, j’ai vu la place formidable que prenaient les femmes dans tous ces mouvements. Puis je me suis souvenu de la révolte des tentes en Israël dont on a si peu parlé en France. Sans oublier les Indignés en Espagne et le combat pour l’image des femmes en Italie. J’ai ressenti une émotion pour ces femmes remarquables qui menaient ces batailles.</p>
<p><b>Pourquoi se sont-elles autant investies dans les printemps arabes ou mouvements des Indignés ?</b></p>
<p>Ce n’est pas totalement un hasard si les manifestations étaient majoritairement constituées de femmes. Les religions s’en prennent d’abord à elles. Leur corps est le lieu même du pêché. Il s’agissait donc d’une révolution dans la révolution. Les femmes sont les seules à être condamnées à se tenir cachées derrière leur voile ou à être exhibées comme des bimbos. Ce sont les deux faces d’une même médaille et cette paranoïa prend tout son sens lorsque l’on voit les femmes voilées dans la rue et des celles dévêtues dans les clips musicaux à la télévision. Une femme ne peut pas être normale dans ces pays. Ce film tourne donc beaucoup autour de la question du corps.</p>
<p><b>Malgré leurs différentes luttes, quel est le point commun de toutes ces femmes ?</b></p>
<p>Leur courage, d’abord. Ce sont elles qui étaient en première ligne des mouvements de contestation et elles le seront pour les prochains. Il m’a plu de filmer ces sœurs en Méditerranée et ce documentaire leur rend hommage. Et puis elles parlent pareil, se comprennent. Daphni Leef, à l’origine du mouvement des Indignés en Israël, a été bouleversée par la photo d’Aliaa, l’égyptienne qui avait posé nue. Elles sont d’ailleurs encore contact via les réseaux sociaux. Ce genre de rapport tord le cou à certaines idées. Il existe donc une unité méditerranéenne qui dépasse les conflits politiques.</p>
<p><b>Au-delà des grandes figures méditerranéennes connues en France, vous teniez également à mettre en lumière des femmes moins célèbres dans les médias.</b></p>
<p>Absolument. C’est notamment le cas de cette travailleuse sociale marocaine qui vient en aide aux mères célibataires et dont l’enfant est désigné à vie comme « bâtard ». Elle est adorée dans son pays mais est pourtant sous le coup d’une fatwa pour incitation à la débauche. Cette femme a reçu un Prix Nobel mais très peu la connaissent en France.</p>
<p><b>Un message à transmettre à travers ce documentaire ?</b></p>
<p>Je veux combattre le pessimisme et la méchanceté cynique que l’on a par rapport aux pays arabes, comme si leurs habitants n’étaient pas faits pour la démocratie et qu’il leur fallait un rais ou un imam. Comme si la démocratie était un luxe réservé aux gens comme nous, occidentaux, si possibles blancs. Je trouve ça insupportable. Je ne crois pas à la fatalité de l’échec. Rien n’est perdu et je suis prêt à prendre les paris !</p>
<p>Propos recueillis par Lisa Serero</p>
<h3><i> « Méditerranéennes », un documentaire de Serge Moati. Diffusion le mardi 18 juin sur France 2.</i></h3>
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		<title>Chambon-sur-Lignon, Juste parmi les Nations</title>
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		<pubDate>Sat, 08 Jun 2013 22:51:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Une News]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est le lundi 3 juin qu’a été inauguré à Chambon-sur-Lignon un lieu de mémoire destiné à transmettre aux générations futures l’incroyable esprit de résistance qui anima ce village durant l’occupation allemande et qui permit à plusieurs milliers de Juifs d’être sauvés. Un acte de bravoure pour lequel le village dans son ensemble est honoré du [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>C’est le lundi 3 juin qu’a été inauguré à Chambon-sur-Lignon un lieu de mémoire destiné à transmettre aux générations futures l’incroyable esprit de résistance qui anima ce village durant l’occupation allemande et qui permit à plusieurs milliers de Juifs d’être sauvés. Un acte de bravoure pour lequel le village dans son ensemble est honoré du titre de Juste parmi les Nations par Yad Vashem depuis 1990. Un titre collectif unique en France. Parallèlement, l’institution de Jérusalem avait décerné la même distinction à 80 habitants du Chambon, aujourd’hui décédés.</p>
<p>Le mémorial est un bâtiment de 400m2 face au temple du village. Il rassemble une documentation largement inédite provenant de particuliers, acteurs et témoins de cette page sombre de l’histoire, ainsi que des archives et des fonds photographiques conservés jusque là dans différents musées français et étrangers. « La nécessité de transmettre cette mémoire devenait impérieuse » a déclaré lors de la cérémonie le maire du Chambon-sur-Lignon, Eliane Wauquiez-Motte, ajoutant, « Il faut permettre aux jeunes générations de comprendre que quelles que soient les circonstances, il est nécessaire de résister et de faire attention à l’autre ». Hormis le ministre George Pau-Langevin, l’ambassadeur d’Israël en France Yossi Gal et de nombreux élus, comme l’ancien ministre et député de Haute-Loire Laurent Wauquiez, quelques 600 personnes étaient présentes à cet évènement. De nombreux habitants du Chambon et des villages alentours, parmi lesquels les descendants des familles qui ont hébergé, abrité et sauvé des centaines d’enfants juifs.</p>
<p>Grâce à ce formidable élan de résistance, initié par les pasteurs André Trocmé et Edouard Theis, plus d’un millier de Juifs furent sauvés. Plus de 3000 même, si l’on compte les réfugiés qui ont pu transiter par ce village.</p>
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		<title>Grande soirée à l&#8217;Espace Rachi le 27 juin</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Jun 2013 21:28:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans l'Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties]]></category>
		<category><![CDATA[Une tournante]]></category>

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		<description><![CDATA[RCJ vous invite à une grande soirée autour du lancement du numéro spécial de l’Arche « Parcours de femmes ni muettes ni soumises ». En présence d’Eliette Abecassis, Corinne Ergasse, Régine Konckier, Philippe Chriqui, Alain Chouffan, Delphine Horvilleur… et la participation de Diane Kurys et d’Alexandre Arcady. Jeudi 27 juin 2013, 20h30 Espace Rachi-Guy de Rothschild 39, [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>RCJ vous invite à une grande soirée autour du lancement du numéro spécial de l’Arche « Parcours de femmes ni muettes ni soumises ». En présence d’Eliette Abecassis, Corinne Ergasse, Régine Konckier, Philippe Chriqui, Alain Chouffan, Delphine Horvilleur… et la participation de Diane Kurys et d’Alexandre Arcady.</p>
<p>Jeudi 27 juin 2013, 20h30<br />
Espace Rachi-Guy de Rothschild<br />
39, rue Broca   75005 Paris</p>
<p>Prix unique : 10 €<br />
Réservations  au 01 42 17 10 11</p>
<p><em>Avec un concert exceptionnel de Claudia Meyer.</em></p>
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		<title>Oser le dire et accepter de l’entendre</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Jun 2013 21:07:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Une News]]></category>

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		<description><![CDATA[Victimes d’une double violence, physique tout d’abord, puis psychologique par le refus d’autrui d’entendre leurs souffrances, ces femmes disposent aujourd’hui d’une possibilité de briser le silence et la mise en condition qui le commande. Rencontre avec Nicole Silber, de l’Association Noa Oser le dire. Est ce que la violence conjugale concerne un milieu socio-culturel particulier [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><b></b><b>Victimes d’une double violence, physique tout d’abord, puis psychologique par le refus d’autrui d’entendre leurs souffrances, ces femmes disposent aujourd’hui d’une possibilité de briser le silence et la mise en condition qui le commande. Rencontre avec Nicole Silber, de l’Association Noa Oser le dire.</b></p>
<h3></h3>
<p><b>Est ce que la violence conjugale concerne un milieu socio-culturel particulier ? </b></p>
<p>Il est très difficile de stigmatiser un type de population. Elles ont en majorité moins de 60 ans,<b><i> </i></b>et n’ont généralement pas d&rsquo;autonomie financière. Comme c’est une ligne d’écoute juive, nous avons des femmes religieuses mais cela touche toutes les catégories socioprofessionnelles. Aucune société, aucun groupe d&rsquo;individus n&rsquo;est à l&rsquo;abri. Ben Gourion avait dit que le jour où il y aurait des voleurs, Israël serait alors un Etat à part entière !</p>
<p><b>Par rapport à la moyenne française, où se situent les violences conjugales dans la communauté juive ? </b></p>
<p>Les violences conjugales au sein de la communauté juive correspondent à la moyenne nationale. Les femmes juives sont plus réservées, elles ont beaucoup plus de mal à en parler que dans d&rsquo;autres religions. Cette difficulté repose sur le fait que c’est un milieu où tout se sait rapidement au sein des communautés. Très souvent, les femmes ont honte de parler.</p>
<p><b>Concrètement, combien d&rsquo;appels recevez vous par jour en moyenne ? </b></p>
<p>L&rsquo;année dernière nous avons reçu 120 appels, et depuis 2007, année de création de Noa, cela fait un total de 700 appels. Pourtant, je suis certaine qu&rsquo;il y en a encore beaucoup qui n’en parlent pas. Il arrive également que des mères, sœurs ou amies de femmes victimes de violence nous appellent.</p>
<p><b>Qu’attendent les victimes des violences conjugales lorsqu’elles appellent Noa ?</b></p>
<p>Les femmes nous posent des questions qui nous permettent de les orienter. Certaines appellent pour avoir une écoute et parler à quelqu’un. Celles qui arrivent à s’en sortir, et à quitter le domicile sont très courageuses et ne sont malheureusement pas très nombreuses. Certaines sont prêtes au divorce, on leur donne des coordonnées d’avocats. D’autres souhaitent avoir une médiation conjugale alors on les oriente. Il arrive également que l’on soit confronté à des femmes qui veulent porter plainte. Il faut bien comprendre que ces femmes sont face à de lourdes difficultés matérielles et financières, et doivent se réinsérer dans la vie avec un ou plusieurs enfants. C’est pour cela que nous travaillons en collaboration avec la fondation Casip Cojasor et l’OSE pour les violences qui touchent aux enfants. Il arrive parfois qu’au dernier moment de la procédure prise en charge par le Casip Cojasor, qu&rsquo;à la dernière étape du dossier, une femme décide de retourner chez son mari.</p>
<p><b>Et en marge de l&rsquo;écoute téléphonique, quelles actions menez-vous pour ces femmes ?</b></p>
<p>Nous allons à la rencontre des rabbins, des chefs de communauté. Nous avons organisés une formation destinée aux jeunes rabbins, de 4 jours, afin de les sensibiliser. Les rabbins ne sont pas suffisamment à l’écoute de ces problèmes et ont tendance à minimiser les enjeux. Certains en ont pris conscience mais ils sont minoritaires. Ils essaient parfois de convoquer le mari.</p>
<p><b>Estimez-vous que certains préceptes de la religion sont misogynes ?</b></p>
<p>Dix fois oui ! Cela me parait complètement anormal qu’une femme doive attendre 10 ans le bon vouloir de son mari pour pouvoir se remarier religieusement ! Le manque de considération de la femme dans la religion juive est frappant. Je ne me considère pas féministe, car le terme a un côté péjoratif. Mais je suis pour la parité et pour une égalité des femmes et des hommes dans le travail. L&rsquo;autonomie financière est un principe fondamental. Par ailleurs, certaines femmes nous contactent car elles sont victimes de la violence de leur mari engendrée par la période de la <i>niddah</i> (durant laquelle la femme considérée comme impure). Nous recevons aussi beaucoup d’appels relatifs au problème du <i>Gett</i> (le document d’approbation de l&rsquo;homme qui permet au couple de divorcer). C&rsquo;est au bon vouloir du mari, la femme ne peut rien faire. Dans certains cas, le rabbin refuse que le fidèle monte à la Torah tant qu’il ne l&rsquo;a pas donné.</p>
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		<title>Rencontre avec Joëlle Lezmi, présidente de WIZO France</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Jun 2013 20:34:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Une News]]></category>

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		<description><![CDATA[A l’occasion de la sortie du hors-série de l’Arche sur le parcours des femmes, nous nous sommes interrogés sur l’action de certaines associations qui permettent de lutter contre les inégalités, entre hommes et femmes, mais pas seulement. &#160; Quelles sont les actions menées par la Wizo France en Israël ? WIZO France est l’une des [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>A l’occasion de la sortie du hors-série de l’Arche sur le parcours des femmes, nous nous sommes interrogés sur l’action de certaines associations qui permettent de lutter contre les inégalités, entre hommes et femmes, mais pas seulement.</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Quelles sont les actions menées par la Wizo France en Israël ?</b></p>
<p>WIZO France est l’une des 52 fédérations mondiales. Notre objectif est la collecte de fonds envoyés dans des institutions WIZO en Israël, il y en a 15 pour la France. Parmi ces structures, il y a un lycée professionnel de la seconde chance (qui récupère les enfants sortis du système scolaire israélien de tout le pays) et nous comptons également huit crèches. La crèche est la partie de l’iceberg WIZO la plus connue, car nos institutions ont des fonctionnements très innovants dans le secteur de la petite enfance. Nous avons aussi ce que je nomme <i>&laquo;&nbsp;les maisons pour tous&nbsp;&raquo;</i> : des centres d’accueil polyvalents destinés à tous âges ou l’on accueille aussi bien des jeunes marginaux que des adultes qui ont besoin d’avoir un encadrement juridique. Nous avons également un centre d’accueil pour famille monoparentale à Jaffa dont le fonctionnement est extraordinaire car le centre reçoit une population mixte judéo-arabo-israélienne. Ainsi deux directrices le dirigent, l’une est arabe, et l&rsquo;autre juive.</p>
<p><b>Comment est implantée la WIZO en Israël ?</b></p>
<p>WIZO est doublement partenaire social du pays. D’une part, nos 800 institutions embauchent 5000 salariés (hommes et femmes) sur place. D’autre part, l’association palie les carences sociales du pays. Nous sommes un véritable acteur en Israël. Nous avons organisé un partenariat avec Microsoft pour former des femmes, à l’issue duquel 3 000 contrats ont été signés et ce à deux reprises. Nous avons également des représentants WIZO avec voix consultatives à la Knesset, qui ne votent pas mais ont leur mot à dire ! Il est important pour nous de rester apolitique car on travaille en direction de la société civile et en accord avec le gouvernement.</p>
<p><b>Vous diriez que l’association est plutôt sociale ou humanitaire ?</b></p>
<p>Les deux. C&rsquo;est un travail social et humanitaire. WIZO assume la charge des enfants défavorisés et est reconnue pour son travail social. Dans nos crèches, beaucoup d&rsquo;enfants sortent avec un panier repas pour le dîner de toute la famille. Nous sommes un réel partenaire social pour Israël, quand les budgets sociaux sont coupés, on prend le relais. En ce qui concerne l’humanitaire, nous avons été à la pointe de l&rsquo;accueil des Falachas, ainsi on mène un travail collatéral.</p>
<p><b>La WIZO a été créée avant l’Etat d&rsquo;Israël. À l’époque les enjeux étaient différents. La WIZO s&rsquo;est même présentée aux premières élections à la Knesset en 1949 ! Aujourd’hui, quelles sont les nouvelles missions de l’association ?</b></p>
<p>Il faut comprendre qu’on retrouve par ailleurs en Israël une population en souffrance avec des disparités économiques et des problèmes sociaux liés à la montée des religieux. Nous menons un travail d’information avec nos adhérentes françaises afin qu’elles apprennent à connaître véritablement le pays. L’héritage de WIZO réside dans un véritable pragmatisme lié à l’engagement profond et à l’envie d’apporter la solution. Il faut maintenir l’enthousiasme des pionnières et des militantes. Au départ WIZO c’était des femmes, qui, sans crèche ne pouvaient pas travailler.</p>
<p>Elles ont créés des crèches puis ont été confrontées à une autre réalité : le manque de formation. Elles ont alors créé un lycée professionnel pour femmes. Aujourd’hui, elles sont par ailleurs engagées pour insérer les jeunes qui désertent et ne veulent pas faire l’armée. 80 à 90 % des gens qui passent par nos institutions vont à l&rsquo;armée. C’est un véritable indicateur d’intégration en Israël. Ils reviennent même nous voir pour être bénévole après le service. L’esprit WIZO, c’est mettre en place des choses pour que tout devienne possible. D’où notre slogan &laquo;&nbsp;WIZO et tout devient possible&nbsp;&raquo; !</p>
<p><b>Vous sentez-vous féministe?</b></p>
<p>Oui, très ! Mais dans le sens premier du terme. Je ne suis pas pour dire que je suis semblable à l’homme. Je suis la dissemblable, celle qui a les mêmes capacités que l’autre. Je veux montrer que sans bagarre ni antagonisme, la façon dont pensent les femmes n&rsquo;est pas la même que celle dont pensent les hommes. Mais c’est très bien, nous sommes complémentaires !</p>
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		<title>Affaire Merah, l’enquête continue</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Jun 2013 14:47:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Redaction</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Depuis quelques mois, plusieurs personnes de l’entourage de Mohamed Merah et de son frère Abdelkader ont été interpellées mais toutes relâchées. Une nouvelle série d’arrestations mardi 28 mai a permis à la police d’entendre six personnes. Agées de 24 à 30 ans, elles appartiennent toutes à la mouvance islamiste extrémiste de Toulouse, bien que trois [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis quelques mois, plusieurs personnes de l’entourage de Mohamed Merah et de son frère Abdelkader ont été interpellées mais toutes relâchées. Une nouvelle série d’arrestations mardi 28 mai a permis à la police d’entendre six personnes. Agées de 24 à 30 ans, elles appartiennent toutes à la mouvance islamiste extrémiste de Toulouse, bien que trois d’entre elles aient été appréhendées à Paris. Avec ces auditions, les enquêteurs qui passent au peigne fin l’environnement relationnel des Merah espèrent trouver d’éventuels complices du tueur de Toulouse et de Montauban, des proches qui lui auraient apporté une aide logistique ou un soutien financier. Sur ce volet précis de l’affaire, deux personnes ont déjà été mises en examen, Abdelkader Merah et Mohamed Mounir Meskine, soupçonné d’avoir participé au vol du scooter utilisé pour commettre les crimes. Sur les six hommes arrêtés mardi, un seul a été maintenu en garde à vue mais aucune information sur son identité n’a filtré. Il est probable qu’il ait le même « profil de petit délinquant » que les autres, selon une source proche de l’enquête.</p>
<p>Parallèlement à ces recherches policières, deux personnes soupçonnées d’avoir menacé de mort Latifa Ibn Ziaten, la mère du premier soldat tué par Merah à Toulouse, ont été mises en examen à Montpellier et placées sous contrôle judiciaire. Il s’agit d’une mère et de sa fille de 17 ans, toutes deux musulmanes pratiquantes. Lors de sa garde à vue, l’adolescente (qui refusait de retirer son voile avant d’en être contrainte) a reconnu être l’auteur des nombreux messages téléphoniques mais a affirmé qu’ « ils n’étaient pas menaçants », estimant qu’ils étaient de simples demandes pour qu’elle arrête de mettre en cause Mohamed Merah à travers  l’association et le site internet qu’elle a créé pour appuyer son combat contre l’extrémisme.</p>
<p>La qualification de menaces de mort réitérées a toutefois été retenue contre elles.</p>
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		<title>Le B’nai B’rith présente un Livre Blanc</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Jun 2013 08:34:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Une News]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour la citoyenneté et contre l’antisémitisme &#160; « On ne peut plus être dans les intentions et les déclarations. On doit être dans l’action. » C’est ainsi que Serge Dahan, le Président du B’nai B&#8217;rith France, résume la volonté de transmettre ce livre de constat et d’ambition. Le constat d’un mur de méconnaissances et de préjugés, de [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2>Pour la citoyenneté et contre l’antisémitisme</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>« On ne peut plus être dans les intentions et les déclarations. On doit être dans l’action. » C’est ainsi que Serge Dahan, le Président du B’nai B&rsquo;rith France, résume la volonté de transmettre ce livre de constat et d’ambition. Le constat d’un mur de méconnaissances et de préjugés, de peur de l’autre et du besoin de l’habiller dans les théories les plus farfelues qui feraient rire si les conséquences n’en étaient pas aussi tragiques. Enfants, jeunes hommes, militaires, rabbins… La barbarie qui anima certains actes antisémites et antirépublicains depuis quelques années engendra un besoin de justice et d’action sur le terrain, à l’image du programme Coexist de l’UEJF et SOS Racisme. Lequel favorise le vivre ensemble dans les quartiers difficiles.</p>
<p>Dorothée Anis, en charge de la rédaction de ce Livre Blanc, évoque le besoin de dialogue, de connaissance d’autrui et surtout d’évaluation de la connaissance des valeurs républicaines d’autrui. Cela, dans le cadre d’une journée citoyenne, qui mesurerait l’ampleur de la tache et identifierait plus clairement la localisation des Territoires perdus et rattrapables de la République. Ce terme de Territoires perdus, exprimant le désarroi de certains professeurs dans l’enseignement de matières comme l’Histoire et les SVT, fut d’abord rejeté catégoriquement, avant de devenir une expression commune. Et il s’agit justement d’aider ces professeurs en développant des outils, en travaillant en amont.</p>
<p>Bientôt disponible sur le site du B’nai B’rith, le Livre blanc vient d’être envoyé aux autorités politiques, ministres et élus locaux, afin que la force de proposition soit une force d’action. A suivre.</p>
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		<title>L&#8217;appé-tea littéraire</title>
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		<pubDate>Thu, 30 May 2013 07:02:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Une Lifestyle]]></category>

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		<description><![CDATA[Georges-Emmanuel Morali est un rêveur, qui n’hésite pas à se transformer en sauveur de librairies. Ainsi, &#171;&#160;Le Thé des Ecrivains&#160;&#187; offre un magnifique écrin au Marais. On peut y déguster des lectures, se délecter de bons petits plats, s’abreuver de couleurs et de savoirs. Un art de recevoir qui ressemble à son proprio, amoureux des [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3><b>Georges-Emmanuel Morali est un rêveur, qui n’hésite pas à se transformer en sauveur de librairies. Ainsi, &laquo;&nbsp;Le Thé des Ecrivains&nbsp;&raquo; offre un magnifique écrin au Marais. On peut y déguster des lectures, se délecter de bons petits plats, s’abreuver de couleurs et de savoirs. Un art de recevoir qui ressemble à son proprio, amoureux des mots.  </b></h3>
<p><b> </b></p>
<p><b>Qui vous a donné le goût des livres ?</b></p>
<p>Mon grand-père. Traditionnel, ce kabbaliste m’a encouragé à découvrir la littérature spirituelle, politique et poétique. La lecture biblique m’a donné un certain état d’esprit, ainsi que le sens de l’humanisme et le besoin de transmission. On touche à des zones sensibles car tout est intériorisé. Beaucoup de juifs sont brillants parce qu’ils se lancent dans une connaissance permanente, qui leur permet d’illuminer les choses. Or si l’on brille trop, on se brûle ! Aussi ne faut-il jamais perdre la relation à l’autre. Quand j’étais jeune, j’avais envie d’être Solal (ndlr. le héros d’Albert Cohen), parce que j’adhérais à sa religion et à son héroïsme. Il n’y a pas de littérature juive, mais il est vrai que Bellow, Herzog ou Keret partagent une forme d’ouverture et d’humanisme. Etant un mixte ashkénaze/séfarade, j’ai été élevé dans l’universalisme.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>En quoi ses doubles racines vous nourrissent-elles ?</b></p>
<p>Elles me nourrissent et me grignotent à la fois. L’objectif est de parvenir à être heureux, en étant en phase avec soi-même. Mais on note un truc pesant dans les familles juives, qui prônent une valeur ambiguë de la réussite. Je fais partie d’une génération qu’on encourageait à devenir médecin, avocat, architecte ou commerçant. Mieux vaut toutefois bien se connaître pour être en harmonie avec soi-même.</p>
<p><b> </b></p>
<p><b>D’où vous vient la passion des voyages ?</b></p>
<p>Je suis souvent parti à l’étranger. C’est lors de mes voyages, que j’ai appris à lire par besoin, non par obligation. La lecture forge notre caractère et notre sensibilité. Elle permet de croître, tant elle nous fait voyager. Le livre représente, pour moi, un vrai compagnon. Lorsque j’entre dans une histoire, je suis si absorbé, que j’ai l’impression de me rendre à un rendez-vous galant. Cette impatience s’accompagne d’une gourmandise d’autant plus grande, que je suis relié affectivement au livre, en tant qu’objet.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>A l’heure où la librairie est en crise, quelle est la vocation du Thé des écrivains ?</b></p>
<p>Alors qu’on brandit le livre pour tous, j’avais envie de proposer un lieu luxueux, qui tire les lecteurs vers le haut. Je viens également de sauver une librairie autour du thème du cinéma. Si l’on mesure le degré de démocratie d’un pays à son nombre de librairies, on peut dire que celui-ci est libre. L’idée du Salon étant d’entrer pour se perdre et se découvrir… On peut y pénétrer librement en « s’enrichissant » gratuitement. Le vocabulaire financier s’adapte à la réalité du livre. Petite leçon de capitalisme : l’économie d’un livre passe par tant d’intermédiaires, qu’on ne gagne quasiment rien, contrairement à la production d’un vêtement, dont la rentabilité est multipliée par dix. Il s’agit donc d’une matière grise qui ne vaut pas beaucoup d’argent, mais elle peut nous apprendre des choses à l’infini. <span style="text-decoration: underline;">Etre libraire aujourd’hui, c’est aller à contre-courant !</span> C’est pourquoi ce métier relève d’un acte poétique, celui de sauver l’état du monde.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Pourquoi marier les livres au thé ?</b></p>
<p>Parce que le thé représente une boisson universelle. Il relie tout le monde, c’est une belle valeur tournée vers l’échange. J’aime l’idée qu’on puisse lire en buvant un thé dans une yourte ou un service en porcelaine. Au Japon, le thé se drape d’un rituel digne d’une célébration religieuse. Je me définis comme un passeur. Mon concept : avoir un livre dans la main face à une tasse de thé fumante.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Quelle est la force d’une librairie ?</b></p>
<p>Le livre et la papèterie m’aident à y voir clair. De même que la poésie, qui possède une vraie valeur qualitative. L’ouverture d’une librairie correspond à l’envie de raconter une histoire. Le Thé des écrivains représente une marque de qualité (thés, objets artisanaux, tissus et vêtements), porteuse de cultures. En allant vers ce qui a du sens, elle vise à faire rencontrer les multiples mondes de l’écriture. Ce n’est pas le profit qui me guide, mais le désir de bâtir quelque chose dans une société en mutation. Nous traversons une crise mondiale, tant au niveau du libéralisme que de la valeur financière ou la répartition des richesses. On est en décalage par rapport à la réalité, alors qu’on devrait réapprendre le sens du respect. Le luxe domine le monde, mais je suis persuadé que le libraire est un métier d’avenir, qui mérite d’être encouragé. Il est de l’ordre de la responsabilité collective de le soutenir, or nous n’avons bénéficié d’aucune aide ! J’ai monté trois librairies sans subventions, ni institution culturelle, ni prêt à taux zéro. Mais j’ai pu me battre grâce au soutien financier de mes amis. Le libraire d’aujourd’hui est un guerrier d’un genre nouveau pour tous ceux qui aspirent à être créatifs et inventifs.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Comment ces trois librairies constituent-elles des lieux de vie et de culture à part entière ?</b></p>
<p>Le Salon de thé se veut un concept culturel de proximité. Le livre se trouve au cœur de cet espace, mélangeant le savoir, au lifestyle, à la détente et à la nourriture. Nous proposons également des conférences et des projections de films ou de documentaires. La librairie du cinéma du Panthéon souhaite susciter la curiosité pour le 7<sup>è </sup>art, mais elle s’ouvre également à la jeunesse et à la papèterie. Le savoir et la transmission combinent l’apprentissage à la possibilité de faire des cadeaux. Celle de la Porte Dorée se situe entre les thématiques de l’immigration, l’exil et le voyage. Les flux et les génocides s’y mêlent à la mer, aux tropiques, aux écrivains-voyageurs ou aux corsaires. Quoi qu’il en soit, on doit être créatif et relier plusieurs univers, en donnant l’impression aux gens de les guider et de les nourrir. Une bonne énergie doit circuler pour que ces lieux vivent. Voilà pourquoi on est sans cesse dans le mouvement et la générosité. Ce n’est pas une question d’argent, mais d’idées ! Ce bouquet de livres, de cinéma et de nourriture sont autant d’étoiles qui forment une constellation. Ma philosophie étant de raconter une histoire à travers un thé, un roman, un objet ou un dessert.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Qu’en est-il de votre activité éditoriale et productrice ?</b></p>
<p>Elle fonctionne par coups de cœur. Le livre &laquo;&nbsp;Jérusalem&nbsp;&raquo; est né de la rencontre avec l’artiste Sandra Zemor. Elle illustre un conte de Rabbi Nahman de Bratslav par le biais de dessins, dignes d’une calligraphie. Là, je m’apprête à sortir &laquo;&nbsp;Le menu de Yocci&nbsp;&raquo;, qui présente la gastronomie japonaise. Ma boîte de production tient à créer un patrimoine existant, via l’exploration de livres ou de films. Ce qui m’intéresse dans la série sur les cinéastes-écrivains (ex. Tim Burton, Edgar Keret), c’est de voir comment les auteurs passent d’un travail solitaire à un travail d’équipe. Ils font le pont entre la littérature et le cinéma, ce qui est précisément le concept de mes librairies. Ce mélange des genres a pour objectif d’ouvrir en permanence le cercle des idées et le champ des possibles.</p>
<p><b> </b></p>
<p>. Salon &#8211; Le thé des écrivains : 16 rue des Minimes, 75003 Paris, tel 01 40 29 46 25</p>
<p>. site : <a href="http://www.thedesecrivains.com">www.thedesecrivains.com</a></p>
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