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	<title>L&#039;Arche</title>
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	<description>Un média du fonds social juif unifié</description>
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		<title>Nouvelle étape dans l’affaire Al-Doura</title>
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		<pubDate>Tue, 21 May 2013 20:27:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans l'Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Une tournante]]></category>

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		<description><![CDATA[13 ans après les faits, le gouvernement israélien publie un rapport défendant une version totalement opposée à celle de France 2, à l’origine de la polémique. 30 septembre 2000. Le correspondant permanent de France 2 en Israël, Charles Enderlin, signe un reportage dans le journal de 20h dans lequel un jeune Palestinien de 12 ans, [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>13 ans après les faits, le gouvernement israélien publie un rapport défendant une version totalement opposée à celle de France 2, à l’origine de la polémique.</h3>
<p>30 septembre 2000. Le correspondant permanent de France 2 en Israël, Charles Enderlin, signe un reportage dans le journal de 20h dans lequel un jeune Palestinien de 12 ans, Mohammad al-Doura, et son père Jamal sont pris sous les tirs croisés de l’armée israélienne et de combattants palestiniens. D’après le commentaire du journaliste, c’est une balle israélienne qui tuera quelques instants plus tard le garçon dans les bras de son père. Ces images, largement exploitées par les chaînes de télévision arabes, feront le tour du monde, alimenteront la seconde Intifada de 2000 à 2005, serviront de « fond » à l’exécution de Daniel Pearl en 2002 et seront même l’une des motivations de Mohamed Merah en 2012, le tueur de Toulouse et de Montauban souhaitant « venger les enfants palestiniens ». Est-ce cette dernière histoire tragique qui a enfin poussé le gouvernement israélien à publier sa version des faits ?</p>
<p>Quoi qu’il en soit, le rapport de Yossi Kuperwasser, directeur général du ministère israélien des Relations internationales, est sans appel : le reportage de France 2 est un montage grossier montrant des évènements qui n’ont pas eu lieu. Selon le rapport d’une trentaine de pages, « Les accusations et affirmations centrales du reportage de France 2 sont infondées dans le matériau que la chaîne avait en sa possession au moment du reportage », et de préciser, « contrairement à l’affirmation du reportage selon lequel l’enfant a été tué, le visionnage des images non montées montre que dans les scènes finales, qui n’ont pas été diffusées, on voit l’enfant vivant ». Ainsi, selon les autorités israéliennes, il n’y a pas de « preuve que Jamal ou l’enfant aient été blessés de la manière présentée par le reportage. Au contraire, il y a de nombreuses indications selon lesquelles aucun des deux n’a été touché ». Pour étayer cette thèse, le rapport explique que l’examen balistique des impacts de balles à proximité du père et de son fils « montre qu’il est extrêmement douteux que les balles puissent avoir été tirées depuis la position israélienne comme l’implique le reportage de France 2 ».</p>
<p>Si cette version des faits était attendue, elle ne peut strictement mettre un terme à la polémique, le journaliste campant toujours sur sa position initiale et la chaîne publique n’ayant pas participé à cette commission d’enquête. Elle aurait même refusé de transmettre les fameux rushs que les Israéliens ont néanmoins pu se procurer pour fonder les conclusions de ce rapport. Aussi, il n’est pas surprenant que les réactions à cette publication soient contradictoires. Si Benjamin Netanyahu a salué ce travail en soulignant qu’ « il n’y a qu’une seule façon de contrer les mensonges, c’est par la vérité », Jamal al-Doura déclare lui que ce rapport est « fabriqué de toute pièce ».</p>
<p>Reste encore un autre volet, judiciaire celui-ci, puisque Charles Enderlin avait porté plainte pour diffamation contre Philippe Karsenty, le dirigeant du site Media-Ratings, à l’origine de l’affaire. Le verdict de la cour d’appel de Paris sera prononcé le 22 mai.</p>
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		<title>Le dernier des injustes de Claude Lanzmann présenté au festival de Cannes</title>
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		<pubDate>Sun, 19 May 2013 20:24:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Une tournante]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est hors compétition qu’a été projeté ce dimanche 19 mai le nouveau film de Claude Lanzmann. Ce documentaire de 3h30 présente sous un autre jour la mise en œuvre de la solution finale pendant la Seconde Guerre mondiale à travers un unique témoignage, celui de Benjamin Murmelstein. Le réalisateur de Shoah  avait interviewé en 1975 [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>C’est hors compétition qu’a été projeté ce dimanche 19 mai le nouveau film de Claude Lanzmann. Ce documentaire de 3h30 présente sous un autre jour la mise en œuvre de la solution finale pendant la Seconde Guerre mondiale à travers un unique témoignage, celui de Benjamin Murmelstein. Le réalisateur de Shoah  avait interviewé en 1975 le « doyen des Juifs » de Terezin, selon la terminologie nazie, afin qu’il raconte l’histoire de ce ghetto différent des autres dans les environs de Prague. Créé en 1941 pour être un « ghetto modèle », une « ville donnée au Juifs par Hitler », cette vitrine était sensée prouver au monde le bon traitement que le régime nazi réservait aux Juifs, en accueillant notamment des observateurs de la Croix Rouge internationale.</p>
<p>Dans ce film, le témoignage de Murmelstein est entrecoupé d’images de propagande mettant en scène des enfants joyeux ou des personnes âgées dans une maison de retraite idyllique, mais aussi des dessins de détenus qui reflètent une réalité bien plus dramatique. Terezin incarne en effet le « sommet de la cruauté et de la perversité nazie », déclare Claude Lanzmann qui entend prouver à travers ce film « une combinaison unique de mensonge et de violence nue ». Dans ce ghetto, véritable antichambre des camps d’extermination, plus de 150 000 hommes, femmes et enfants furent entassés, et beaucoup moururent sur place des conditions de vie épouvantables qui leur étaient imposées.</p>
<p><i>Le dernier des injustes</i> éclaire également un autre pan de l’histoire de la Shoah, un point méconnu et sujet à polémique : les conseils juifs, organes mis en place pour faire régner l’ordre allemand dans les ghettos. Benjamin Murmelstein fut l’un de ces hommes qui durent accepter cette fonction. Dès 1938 il fut chargé par Eichmann d’organiser l’émigration des Juifs de Vienne (il luttera d’ailleurs pied à pied contre lui pour en faire sortir plus de 121 000) et conserva ce rôle de chef communautaire à Terezin. Une expérience douloureuse qu’il raconta dans un livre où il dévoile les luttes de pouvoir dans le ghetto et ses « premiers ennemis » parmi les prisonniers pour des questions sanitaires. « Les gens étaient des martyrs, pas des saints », écrit-il, confessant aussi son « goût du pouvoir » et son « désir d’aventures ». Accusé de collaboration avec l’ennemi par un certain nombre de Juifs à la libération, il fut arrêté en 1945 et emprisonné par la justice tchèque pendant un an et demi avant d’être acquitté.</p>
<p>Pour beaucoup, son seul tort fut d’avoir été le seul « doyen des Juifs » de ce ghetto emblématique à avoir survécu ; ses deux prédécesseurs ayant été tués d’une balle dans la nuque, l’un à Terezin, l’autre à Auschwitz.</p>
<p>C’est à Rome, où il s’était exilé, qu’il mourut en octobre 1989.</p>
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		<title>La loi « Mariage pour tous », beaucoup de bruit pourquoi ?</title>
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		<pubDate>Tue, 14 May 2013 15:05:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Une News]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 23 avril 2013 vers 17h00 à l’Assemblée Nationale : 566 votants ; 556 suffrages exprimés ; 331 votes pour ; 225 votes contre. Avec ce vote solennel de la loi dite « Mariage pour tous », le débat public se clôt. Il aura donné lieu à plus de 170 heures de discussions parlementaires, des prises de positions marquées parmi les [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le 23 avril 2013 vers 17h00 à l’Assemblée Nationale : 566 votants ; 556 suffrages exprimés ; 331 votes pour ; 225 votes contre. Avec ce vote solennel de la loi dite « Mariage pour tous », le débat public se clôt. Il aura donné lieu à plus de 170 heures de discussions parlementaires, des prises de positions marquées parmi les représentants des religions comme dans la société civile et beaucoup de manifestations dans les rues des villes de France pendant six mois.</p>
<p>Avec un peu de recul et à quelques jours de la publication des décrets d’application, il est utile de revenir sur trois questions de fonds : Concrètement, que va changer la loi votée ? Pourquoi a-t-elle réveillé tant de passions ? Quelles suites peut-on imaginer ?</p>
<p><b><span style="text-decoration: underline;">Ce que dit le texte de loi</span></b></p>
<p>Afin de répondre à la première question, il convient de revenir au texte de loi lui même. Un exercice préalable élémentaire auquel auraient du se livrer tous ceux qui se sont exprimés publiquement sur le sujet. Il nous est impossible ici de passer en revue toute la loi ; c’est pourquoi nous nous limiterons aux modifications les plus significatives apportées à quelques articles du code civil.</p>
<p>Le nouvel Art. 6-1 est fondateur : « Le mariage et la filiation adoptive emportent les mêmes effets, droits et obligations reconnus par les lois (…) que les époux ou les parents soient de sexe différent ou de même sexe. »</p>
<p>Tout est dit il s’agit de donner les mêmes droits et obligations à tous les couples en matière de mariage et d’adoption. Aucun droit spécifique n’est octroyé aux homos, ni aucun droit retiré aux hétéros.</p>
<p>D’autres modifications plus connues ne font pourtant que préciser cet article fondateur :</p>
<p>-       Dans l’Art. 34, les mots : « père et mère » sont remplacés par le mot : « parents ».</p>
<p>-       Dans l’Art. 75, les mots : « mari et femme » sont remplacés par le mot : « époux ».</p>
<p>-       Et bien sûr l’Art. 143 : « Le mariage est contracté par deux personnes de sexe différent ou de même sexe. »</p>
<p>Suivent des dispositions relatives à la filiation adoptive qui, outre le fait d’ouvrir l’adoption aux couples de même sexe dès lors qu’ils sont mariés, stipule dans l’Art. 360 que « L’enfant précédemment adopté par une seule personne, en la forme simple ou plénière, peut l’être une seconde fois, par le conjoint de cette dernière, en la forme simple. »</p>
<p>Faut il rappeler que l’adoption était déjà ouverte aux personnes célibataires âgées de plus de vingt huit ans et qu’elle demeure impossible aux couples non mariés.</p>
<p>Enfin dans l’Art. 371, une disposition précisant le maintien des liens entre l’enfant et le tiers non parent, divorcé du parent, « en particulier lorsque ce tiers a résidé de manière stable avec lui et l’un de ses parents, a pourvu à son éducation, à son entretien ou à son installation, et a noué avec lui des liens affectifs durables ».</p>
<p>A la lecture objective de ce texte on recherche en vain le « changement de civilisation » que certains ont pu craindre et d’autres souhaiter.</p>
<p><b><span style="text-decoration: underline;">Concrètement, que va changer la loi votée ?</span></b></p>
<p>Pas grand chose pour l&rsquo;écrasante majorité des français qui avait déjà accès à ces droits&#8230; Mais beaucoup pour la minorité qui n&rsquo;y avait pas accès.</p>
<p>Les personnes homosexuelles ont pourtant bien vécu sans cette loi. Elles pouvaient déjà vivre en couple comme tous les concubins ou les pacsés et certaines ne souhaitaient pas se marier. Elles pouvaient déjà avoir des enfants et les élever comme le font tous les parents qui ne vivent pas ensemble. Même après la loi, il est probable que les couples de même sexe continueront majoritairement à se porter candidats à l&rsquo;adoption en tant que célibataires, au moins tant que les pays étrangers refuseront de confier des enfants aux personnes homosexuelles.</p>
<p>Alors pourquoi cette étape vers l’égalité des droits est elle si importante ? D’abord elle reconnaît l’évolution des structures familiales et la diversité du vécu de chacun dans la société française d’aujourd’hui ; en cela, elle contribuera à faire évoluer les mentalités. Ensuite elle sécurise le lien qui unit les deux époux et celui qui unit les parents aux enfants, y compris après un divorce ; en cela, elle protègera les plus faibles, notamment les enfants. Enfin, elle répond à la longue attente de toutes celles et tous ceux pour qui le symbole et la cérémonie du mariage sont si importants et qui en étaient privés. Ils sont minoritaires dans la communauté nationale, certes. Mais une démocratie ne s&rsquo;honore-t-elle pas aussi et surtout par la manière dont elle traite ses minorités ?</p>
<p>Les juifs devraient être particulièrement sensibles à ce dernier argument. Eux qui représentaient une toute petite minorité de la population française lorsque la révolution leur a octroyés la pleine citoyenneté le 13 novembre 1791.</p>
<p><b><span style="text-decoration: underline;">Alors, pourquoi cette loi a-t-elle tant réveillé les passions ?</span></b></p>
<p>Les représentants des religions du Livre ont été les premiers à exprimer leur hostilité, d’une seule voix à quelques exceptions notables. C’est paradoxal s’agissant d’une loi civile. Mais doit-on s’en étonner dès lors que la République laïque sollicite formellement leur avis, au même titre qu’elle sollicite la société civile &#8211; « experts qualifiés » ou « associations représentatives » &#8211; au cours d’auditions officielles au Ministère de la Justice, à l’Assemblée Nationale puis au Sénat.</p>
<p>Il nous est impossible de débattre ici de tous les arguments avancés par les uns et les autres. Nous chercherons simplement à en rappeler les principaux et surtout à mettre en lumière ceux qui ont été peu repris par les médias.</p>
<p>L’Eglise Catholique a été particulièrement en pointe. Sa hiérarchie justifie son opposition totale à la loi en faisant référence à la cellule familiale traditionnelle - un père, une mère, des enfants, biologiques de préférence – supposée unique. D’autres raisons moins avouables peuvent aussi expliquer cette réaction épidermique. La hiérarchie catholique a-t-elle ainsi voulu éviter un véritable débat de fond sur l’homosexualité ? A-t-elle senti une menace planer sur le célibat dans le clergé ? Par exception à ce qui vient d’être dit, notons la position plus équilibrée du magazine « Témoignage Chrétien » ou le soutien à la loi apporté par certaines églises protestantes (La Maison Verte, Le Carrefour des Chrétiens Inclusifs…) et le mouvement homosexuel chrétien David et Jonathan.</p>
<p>Le grand rabbin de France s’est également distingué dans le débat. En septembre 2012, il signe et diffuse un essai qui reprend et complète l’argumentaire anthropologique de l’Eglise Catholique et qui vaut au grand rabbin de France d’être ensuite cité par le Pape Benoit XVI en personne. Ce texte emprunte au langage guerrier pour dénoncer le projet de loi qui serait « un cheval de Troie (…) visant à dynamiter les fondements hétérosexuels de notre société ». Des termes qui ont surpris tous ceux qui connaissaient les positions authentiquement modérées de Gilles Bernheim depuis des décennies. La politique interne du Consistoire explique probablement, au moins en partie, ce durcissement de ton. Autre raison possible : le judaïsme s’enorgueillit de respecter les lois civiles du pays ; n’y a–t-il pas alors la peur de devoir un jour reconnaitre des unions homosexuelles voire célébrer des mariages ? D’autres rabbins se sont exprimés en des termes différents bien que tout aussi argumentés, notamment chez les Massortis et les Libéraux, rappelant ainsi que le judaïsme est divers en France comme dans tous les pays du Monde.</p>
<p>Sans surprise, le CFCM a emboité le pas des tenants de l’orthodoxie familiale au nom des musulmans.</p>
<p>Nous ne pensons pas que tous les opposants à la loi soient homophobes. Mais les plus traditionalistes doivent déconstruire leurs préjugés. Leur prisme voyait dans les personnes homosexuelles des individus choisissant le sexe plutôt que l’amour, préférant le confort du célibat à l’engagement du mariage et fuyant les responsabilités de la parentalité et de la famille. Ce prisme avait déjà été passablement ébranlé par le PACS ; voilà que cette nouvelle loi menace de l’enterrer définitivement !</p>
<p>Un mouvement populaire indéniable s’est ensuite mobilisé pour ou contre ce projet, mouvement plutôt bon enfant au début mais qui a progressivement échappé à ses initiateurs en se radicalisant, notamment chez les «anti mariage gay». A la suite des religieux, certains politiques en mal de projet alternatif ont tenté de récupérer &#8211; sans véritable succès &#8211; ce mouvement qu&rsquo;ils n&rsquo;avaient pas créée. Leur voix a surtout porté lors des débats parlementaires.</p>
<p>Pour relativiser la violence de ces débats et manifestations, rappelons que la France en a vu bien d’autres à l’occasion des réformes de sociétés. Rétablissement du divorce en 1884, libéralisation de la contraception et légalisation de l’IVG en 1974 et 1975, abolition de la peine de mort en 1981, instauration du PACS en 1999. Dans tous les cas les milieux catholiques traditionalistes, alliés aux politiques les plus conservateurs crient à la conspiration. Les antisémites s’en prennent aux porteurs de la loi (Alfred Naquet ; Simone Veil ; Robert Badinter) ou, lorsque ceux-ci ne sont pas identifiés juifs comme pour le PACS et le mariage, à leurs conseillers et au Beit Haverim supposés résumer le lobby judéo-homo.</p>
<p>Enfin pour rassurer ceux qui craindraient sincèrement un basculement sociétal causé par cette loi, rappelons que la France n’est pas particulièrement en avance sur le sujet. 13 pays dans le monde (sans compter plusieurs Etats Américains) et 8 pays en Europe nous ont précédé sans trop d&rsquo;encombre. Pas seulement des pays nordiques, comme on l&rsquo;imagine, mais aussi des pays latins et catholiques comme l&rsquo;Espagne, le Portugal ou même l&rsquo;Argentine. Aucun de ces pays nous semble-t-il n’a eu à souffrir de révolution sociétale ni a fortiori de « changement de civilisation ».</p>
<p>Parions que cette loi n’entraînera pas plus de bouleversements en France. Tout juste peut-on s’inquiéter d’une (partie de la) société qui doute d&rsquo;elle-même au point de s’arcbouter sur ses conservatismes et de se crisper face à la moindre réforme &#8230;</p>
<p>Vous avez dit changement ou fin de civilisation ? Peut-être, mais à cause d’une panne de confiance politique, de croissance économique et d’ascenseur social bien plus que du « mariage homo » !</p>
<p><b><span style="text-decoration: underline;">Et maintenant, quelles suites peut-on imaginer ?</span></b></p>
<p>Une étape importante a été franchie avec le mariage et l’adoption. Trois autres sujets seront abordés tôt ou tard en France comme ils l’ont été dans les autres pays démocratiques.</p>
<p>Le premier sujet sera probablement la PMA (procréation médicalement assistée) communément appelée « insémination artificielle ». Aujourd’hui seuls les couples de sexes différents y ont légalement accès en France sur prescription médicale. C’est donc une injustice criante pour les couples de même sexe et cela relève d’une grande hypocrisie puisque des milliers de couples de femmes ont déjà recours à la PMA dans les pays voisins l’ayant légalisée, la Belgique ou l’Espagne notamment. On se demande aussi pourquoi la PMA serait limitée aux couples alors que l’adoption est ouverte aux célibataires.</p>
<p>Le<strong> sujet le plus délicat est celui de la GPA (gestation pour autrui) plus connue sous le nom de « mère porteuse ». Légalisée dans de nombreux pays, elle reste totalement interdite en France ; un véritable tabou en fait. Mais </strong>selon nos informations la GPA est pratiquée clandestinement par des centaines de couples français, certains que nous connaissons personnellement. Ce tabou donne lieu à une double injustice:</p>
<p>- L&rsquo;injustice de l&rsquo;état civil a priori refusé à des enfants pourtant nés de parents français, débouchant sur des situations familiales dramatiques; la circulaire Taubira n’a que partiellement réglé le problème.</p>
<p>- L&rsquo;injustice de la sélection par l&rsquo;argent qui élimine ceux qui n&rsquo;ont pas les moyens de recourir à une mère porteuse à l&rsquo;étranger, notamment aux Etats Unis, en Russie ou en Inde.</p>
<p>Enfin le troisième sujet celui qui concerne le plus grand nombre. Nous l’appellerons « statut du tiers » ou « parent social ». Nous avons vu que le code civil cherchait à sécuriser les liens qui unissent un enfant au tiers époux du parent, y compris après divorce. Mais la loi ne prévoit rien lorsque les conjoints ne sont pas mariés, ce qui est l’environnement d’une naissance sur deux aujourd’hui en France. Théoriquement donc un parent social qui vit et contribue à l’éducation de l’enfant de son époux depuis plusieurs années n’a aucun droit ni responsabilité envers cet enfant. Il ne peut effectuer pour lui aucun acte de la vie quotidienne que ce soit à l’école, à l’hôpital ou autre.</p>
<p>Le gouvernement s’est engagé à présenter une ou des lois « famille » d’ici la fin de l’année 2013.</p>
<p>N<strong>ous pensons que ces lois</strong> <strong>devraient être l&rsquo;occasion</strong> <strong>de</strong> moderniser ou <strong>&laquo;&nbsp;toiletter&nbsp;&raquo; le droit de la famille. Nous sommes bien conscients qu’il sera politiquement difficile d’ouvrir rapidement des nouvelles réformes de société, mais on ne voit pas non plus pourquoi la France prendrait encore dix ans de retard par rapport aux autres pays démocratiques.</strong></p>
<p><strong>En Israël par exemple où le mariage civil n’existe pas, les couples de même sexe ont accès, comme les couples de sexes différents, au contrat d’union civil et à l’adoption bien sûr mais aussi à la PMA. De plus la GPA pratiquée à l’étranger est reconnue dans le pays et les droits sociaux du tiers y sont très développés. </strong></p>
<p>A l’occasion des consultations gouvernementales et parlementaires, nous avons apporté trois propositions concrètes qui concernent aussi bien les personnes familles hétérosexuelles que les personnes homosexuelles.<br />
<b>Proposition 1</b></p>
<p>Nous proposons l&rsquo;ouverture de la PMA à toutes les femmes âgées de plus de 26 ans.</p>
<p>Nous préconisons le maintien de l&rsquo;anonymat du don de sperme comme règle générale et sa levée seulement dans le cas d’une demande explicite de l’enfant devenu majeur et d’une volonté expresse du donneur.</p>
<p><b>Proposition 2</b></p>
<p>Nous proposons l&rsquo;ouverture d&rsquo;un débat sur la GPA pour déterminer ce que pourraient être les meilleures garanties éthiques et le nécessaire encadrement juridique de ce mode de procréation en France.</p>
<p><b>Proposition 3</b></p>
<p>Nous proposons la mise en œuvre d&rsquo;un statut du tiers afin de sécuriser la relation entre l’enfant et le « parent social », dès lors que celui-ci n&rsquo;adopte pas l&rsquo;enfant de son conjoint, marié, pacsé ou concubin.</p>
<p>Ce statut serait mis en œuvre volontairement à la demande du « parent social » et avec l&rsquo;accord du ou des parents biologiques.</p>
<p>Les structures familiales évoluent et le vécu de chacun est différent dans la communauté juive de France comme dans l’ensemble de la communauté nationale.</p>
<p>Il est donc naturel voire souhaitable que, sur une loi qui concerne les droits familiaux, une grande diversité d’opinions s’exprime au sein des institutions juives de France, qu’elles soient religieuses ou laïques. Le Consistoire s’est largement exprimé; le FSJU aurait également vocation à le faire lui qui gère beaucoup d’écoles juives; le CRIF a considéré le sujet plus éloigné de ses préoccupations directes mais il a ouvert les colonnes de sa Newsletter à différentes sensibilités, comme aujourd’hui à celle du Beit Haverim.</p>
<p>Toutes les études menées montrent qu&rsquo;il y a un fort désir de transmission chez les juifs homosexuels<strong>,</strong> comme chez les juifs en général. Aujourd&rsquo;hui, cette transmission passe aussi par le mariage et les enfants. Par ailleurs, les scientifiques ont désormais démontré que les enfants nés et/ou élevés dans des familles homoparentales ne sont ni plus ni moins équilibrés que les autres enfants. Ils ont aussi démontré que les enfants construisaient leur équilibre à partir de l’harmonie du couple et de l’amour que les parents leur portent.</p>
<h3>* Le Beit Haverim, est le Groupe Juif Gay et Lesbien de France</h3>
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		<title>Disparition de Sophie Zrihen zaʺl</title>
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		<pubDate>Tue, 14 May 2013 13:55:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Une tournante]]></category>

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		<description><![CDATA[Sophie s’en est allée ce dimanche 13 mai 2013 depuis Tel Aviv où elle résidait, depuis deux ans, avec son mari, notre ami Jo Zrihen, Vice Président du FSJU. Avec ce départ prématuré le milieu de l’école juive en France est en deuil. Elle laisse un vide dans le cœur de ses proches, mais aussi [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Sophie s’en est allée ce dimanche 13 mai 2013 depuis Tel Aviv où elle résidait, depuis deux ans, avec son mari, notre ami Jo Zrihen, Vice Président du FSJU.</h3>
<p>Avec ce départ prématuré le milieu de l’école juive en France est en deuil. Elle laisse un vide dans le cœur de ses proches, mais aussi dans celui de ses amis et collègues, mais également des élèves qu’elle avait accompagnés au cours de leur scolarité.</p>
<p>Elle était avant tout une enseignante, Professeur des écoles, exerçant tour à tour dans plusieurs structures éducatives à Paris et à Toulouse, puis Conseillère pédagogique avant de devenir Directrice de l’école Gabriel (devenue l’école Gustave Leven) à Paris dans le 16<sup>ème</sup> arrondissement.. Elle mena dans cette dernière fonction, entrainant derrière elle, enseignants, parents et administrateurs, la refonte du projet d’école.</p>
<p>Mais Sophie avait pleins d’idées en tête pour améliorer le niveau et la qualité de l’éducation. Elle s’engagea avec la détermination, le sérieux, mais aussi le sourire qui étaient les siens, dans différents projets, notamment dans le cadre de l’Alliance israélite Universelle. Le dernier d’entre eux fut l’étude menée à l’Observatoire national de l’école juive, sous l’égide du Fonds Social Juif Unifié, elle s’intitulait : « Regards sur les phénomènes de violence à l’école juive ». Ce travail salué par l’ensemble des directeurs d’écoles juives, pour son sérieux et son courage, donna lieu à la mise en place de groupes de travail débouchant sur des recommandations pratiques. L’ensemble fut présenté lors du Conseil National du Fonds Social Juif Unifié du 26 Juin 2011. Elle anima ces rencontres avec maestria, ne laissant rien paraitre de l’avancée de la maladie.</p>
<p>Son sens de l’innovation, son ambition pour nos structures nous manquent déjà. Son visage éclairé par son sourire reste en notre mémoire.</p>
<p>Nos pensées émues vont vers son mari et sa famille, pour qu’ils sachent que leur peine est partagée par de nombreux juifs de France qui sont reconnaissant face à l’action éducative engagée par Sophie tout au long de sa vie.</p>
<h3>Patrick Petit-Ohayon</h3>
<h3>Directeur de l’Action scolaire du Fonds Social Juif Unifié</h3>
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		<title>Le Paris musical sous l’occupation à la Cité de la Musique</title>
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		<pubDate>Tue, 14 May 2013 13:23:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Antisémitisme]]></category>
		<category><![CDATA[Une News]]></category>

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		<description><![CDATA[La Cité de la Musique de Paris propose cette semaine un cycle de concerts pour découvrir un pan méconnu et contrasté de l’histoire de l’occupation allemande : la vie musicale de 1940 à 1944. &#160; Comme le souligne Emmanuel Hondré, le directeur de la production à la Cité de la Musique, « Beaucoup de musiciens sont restés [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>La Cité de la Musique de Paris propose cette semaine un cycle de concerts pour découvrir un pan méconnu et contrasté de l’histoire de l’occupation allemande : la vie musicale de 1940 à 1944.</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p>Comme le souligne Emmanuel Hondré, le directeur de la production à la Cité de la Musique, « Beaucoup de musiciens sont restés dans l’entre-deux, ont eu quelque fois une sorte de résistance passive, parfois sont passés à une forme de coopération plus conciliante, à la différence de l’Allemagne, où les contrastes étaient beaucoup plus violents ». S’il n’y a pas eu comme outre-Rhin de « dictionnaire des musiciens juifs » bannissant leurs œuvres, les musiciens et interprètes juifs ont toutefois été écartés de leurs postes dans les orchestres, les conservatoires et à l’Opéra, dès l’entrée en vigueur des lois raciales de Vichy. Mais le IIIe Reich, soucieux de faire de la France une sorte de « vitrine culturelle » du régime, entretient une propagande qui est, de façon générale, plus subtile que dans les autres pays occupés. Ainsi la Propagandastaffel, le service chargé du contrôle de la vie culturelle, préconise dans un document interne de mettre en valeur la culture allemande « sans être importune ». Les Parisiens ne connaîtront donc pas de grandes soirées musicales instrumentalisant Wagner ou Beethoven, comme ce fut le cas à Berlin.</p>
<p>Il est impossible de cerner un comportement général, une attitude collective des musiciens vis-à-vis de l’occupant. A l’image de leurs carrières, on ne peut voir et juger que des prises de positions individuelles, non sans difficulté. C’est le cas de Francis Poulenc qui participe au comité Cortot, du nom du grand pianiste devenu conseiller technique du gouvernement Pétain, mais qui compose aussi « Figure humaine » sur des textes de Paul Eluard. De même pour le compositeur André Jolivet, dont l’épouse est juive, qui est nommé à la Comédie française en 1941 et qui composera pour la troupe durant toute la guerre.</p>
<p>L’objectif de la Cité de la Musique n’est pas de « recréer des soirées de propagande nazie » comme l’ont accusée certains de ses abonnés, mais bien de témoigner d’une époque très particulière pour la vie artistique. La programmation permet ainsi d’écouter notamment des « chants officiels » dont un « hymne au Maréchal », des chants résistants retranscrits par Paul Arma dans le maquis, ou bien encore des chansons de Céline et le « Quatuor pour la fin du Temps » écrit par Olivier Messiaen en 1941 au Stalag et créé par ses codétenus.</p>
<h3>« La musique pendant l’occupation », du 12 au 18 mai. <a href="http://www.citedelamusique.fr">www.citedelamusique.fr</a></h3>
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		<title>La dernière enquête du commissaire Derrick</title>
		<link>http://larchemag.fr/2013/05/09/682/la-derniere-enquete-du-commissaire-derrick/</link>
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		<pubDate>Thu, 09 May 2013 09:03:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Antisémitisme]]></category>
		<category><![CDATA[Une News]]></category>

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		<description><![CDATA[L’affaire remonte à la fin du mois d’avril, quand le quotidien Frankfurter Allegemeine Zeitung publiait  un article s’appuyant sur le travail d’un sociologue allemand. Jörg Becker avait découvert, presque par hasard, des documents et des témoignages prouvant que Horst Tappert, l’acteur incarnant le commissaire Derrick dans la célèbre série télévisée du même nom, était entré [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>L’affaire remonte à la fin du mois d’avril, quand le quotidien Frankfurter Allegemeine Zeitung publiait  un article s’appuyant sur le travail d’un sociologue allemand. Jörg Becker avait découvert, presque par hasard, des documents et des témoignages prouvant que Horst Tappert, l’acteur incarnant le commissaire Derrick dans la célèbre série télévisée du même nom, était entré dans la Waffen-SS en 1943. Né en 1923 et mort en 2008, Horst Tappert avait fait partie d’un  régiment de chars engagés sur le front russe ; un passé que l’acteur mondialement connu avait toujours laissé sous silence, faisant débuter ses biographies à partir de l’année 1945.</p>
<p>Les réactions et les décisions prises en conséquence ne se sont pas faites attendre. La ZDF, la chaîne de télévision publique allemande qui a produit plus de 280 épisodes entre 1973 et 1997 vendus dans 102 pays, s’est dite « surprise et choquée » et a immédiatement banni la série de sa grille de programmation. Même décision en Belgique où la chaîne publique RTBF a décidé de suspendre la diffusion mais peut-être pas définitivement. « Cette interruption doit permettre une analyse sereine de la situation à la lumière d’informations supplémentaires dont la RTBF ne dispose pas à ce jour. Un temps est en effet nécessaire pour évaluer l’ensemble du dossier et en mesurer sa portée » a ainsi fait valoir un porte parole de la chaîne.</p>
<p>En France, la direction de France 3 a pris la même décision que la ZDF, elle ne finira donc pas la saison, mais diffusera un ultime épisode le 24 mai prochain.</p>
<p>Un coup dur pour les fans qui pourront toutefois se consoler avec une autre série policière allemande « vintage », <i>Un cas sur deux</i>, lancée en 1981 en Allemagne, déjà diffusée sur France 2 et 13<sup>e</sup> Rue.</p>
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		<title>Haro sur les héros ?</title>
		<link>http://larchemag.fr/2013/05/09/679/haro-sur-les-heros/</link>
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		<pubDate>Thu, 09 May 2013 08:53:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Une News]]></category>

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		<description><![CDATA[Impliqué dans le désarmement et la sécurité, l’auteur américain Derek B. Miller imagine un héros octogénaire atypique. Sheldon Horowitz est un condensé d’humanité à l’humour juif et corrosif. Ce marine retraité trimballe pourtant une plaie : la perte de son fils soldat. Installé à Oslo, il sauve la peau d’un enfant serbe, mais est-ce rédempteur ?  &#160; [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3><b>Impliqué dans le désarmement et la sécurité, l’auteur américain Derek B. Miller imagine un héros octogénaire atypique. Sheldon Horowitz est un condensé d’humanité à l’humour juif et corrosif. Ce marine retraité trimballe pourtant une plaie : la perte de son fils soldat. Installé à Oslo, il sauve la peau d’un enfant serbe, mais est-ce rédempteur ?  </b></h3>
<p>&nbsp;</p>
<h4><b>Alors que vous œuvrez dans le domaine de la sécurité internationale, l’écriture est-elle une façon de vous mettre en danger ?</b></h4>
<p>Quelle idée intéressante… Disons que d’une certaine façon, j’ai trouvé quelque chose de complémentaire à ma vie. L’écriture me sort d’un travail restrictif, centré sur les règles, les débats et la politique. Cette liberté m’offre un espace de confort illimité. A moi de négocier quel risque je suis prêt à prendre en écrivant, mais il ne s’agit guère d’un danger. Mes peurs sont intimes, je ne m’en sers pas pour m’exhiber dans un livre autobiographique.</p>
<h4><b>Le rôle de l’écrivain consiste-t-il à « évoquer le passé ou à déchiffrer le futur » ?</b></h4>
<p>Nous sommes indéniablement le produit de l’histoire. Les écrivains ont l’art de synthétiser la vie, ils apportent une certaine cohérence à des éléments distincts. Ça n’a pas de sens de recréer le passé sans explorer le présent et construire l’avenir. Je crois en la création car il appartient à l’écrivain de façonner un monde, dont il fera partie.</p>
<h4><b>Quelle est la place de l’humour ?</b></h4>
<p>L’humour est partout. J’ai voyagé dans une quarantaine de pays, mais je n’ai trouvé aucune culture où l’humour ne fasse pas partie de la vie. Quand elle devient sombre, on tente de trouver quelque chose de drôle, parce que c’est ce qui nous rend humain. Les Grecs ont tendance à séparer la comédie de la tragédie, or chez les juifs, il existe un dialogue constant entre ces deux entités. Ce roman retrace l’histoire d’un héros décalé. L’humour l’aide à se réconcilier avec le lieu où il se trouve. A l’image de Sheldon, je pense que le sens de l’humour est une expression de l’intelligence. C’est l’une des fonctions de l’imagination.</p>
<h4><b>« Sheldon Horowitz, son nom contient toute son histoire. » Laquelle ?</b></h4>
<p>Son prénom vieux-jeu s’accompagne d’un nom typiquement juif. On s’attendrait donc à ce qu’il détermine un certain type d’existence, mais mon héros vient d’une autre planète. Il casse les préjugés, à son sujet, en les intégrant dans la complexité de la vie. Patriotique, Sheldon révèle une tendre relation à la sienne. Sa judéité constitue toutefois un héritage profond. Ne pouvant échapper à sa condition, il converse avec son histoire. C’est vrai pour chacun de nous, mais une naissance juive implique des conséquences difficiles, surtout en Occident. Mon protagoniste n’accepte pas ces conditions imposées, tant il perçoit sa judéité comme une source de référence. Pas au sens biblique, mais à travers une vision particulière de la vie.</p>
<h4><b>De quoi les juifs sont-ils « les témoins » ?</b></h4>
<p>Ce n’est pas leur rôle, mais ils ont vu Babylon tomber, Rome brûler. Ils continuent d’ailleurs d’être les témoins des civilisations occidentales. Aussi cumulent-ils les expériences, d’autant que le danger plane toujours sur eux.</p>
<h4><b>L’intrigue du roman se déroule en Norvège. Quelle est la particularité de ce pays, où vous vivez désormais ?</b></h4>
<p>La Scandinavie est souvent enviée en raison de sa tolérance. Celle-ci provient d’une société qui vit en paix depuis les Vikings. Contrairement aux Balkans ou à d’autres régions du monde, il n’y a ni rage exprimée ni sang versé sur son sol. C’est très agréable d’élever ses enfants dans un environnement aussi paisible, mais il existe beaucoup de non-dits sous ce calme apparent. L’un de mes personnages affirme que <i>« ce lieu n’a pas d’histoire »</i>. Nous sommes forcément les produits de l’océan dans lequel on nage…</p>
<h4><b>Vous évoquez toutefois le lien dérangeant que les Norvégiens entretiennent avec la Shoah, puisqu’ils « ne se considèrent pas comme des participants ».</b></h4>
<p>En tant que juif américain, il m’est difficile de penser comme eux, mais ce n’est qu’en 2012 que les Norvégiens ont présenté leur mea culpa pour leur contribution à la Shoah. Je ne dis pas qu’ils l’ont perpétrée, mais ils ont du mal à affronter leur histoire. Alors que les Allemands l’ont intégrée à travers des musées ou des programmes éducatifs, les Norvégiens ne l’enseignent que depuis les années 80. Ils ne sont d’ailleurs pas familiers avec les juifs, qui ne figurent pas dans la constitution de 1815. L’histoire des juifs américains est très différente, tant ils se fondent aisément dans la société. C’est plus compliqué d’être juif en Norvège, d’autant qu’ils ne distinguent pas les juifs des Israéliens.</p>
<h4><b>Votre héros incarne une version inhabituelle, le juif patriotique. Qu’est-ce que cela implique ?</b></h4>
<p>Sheldon s’est battu pendant la guerre. Ce marine fait partie des 500 000 juifs ayant combattu sous la bannière américaine. De par cette expérience, il pense avoir pansé ses plaies, or il découvre que ce n’est point le cas en Europe. Il attache énormément d’importance à son identité américaine. Loin d’être aussi tribale que le vieux continent, sa société trouve sa source dans l’immigration. Etre juif en Amérique n’engendre pas un choix, on peut s’y construire sans menace.</p>
<h4><b>La question de l’héroïsme est au cœur de cette histoire. Pourquoi ?</b></h4>
<p>Sheldon ne se considère pas comme un héros, mais il veut continuer à croire à la cause qu’il a servie. Aussi transmet-il cet idéal à son fils. L’important n’étant pas l’héroïsme, mais le fait de rendre quelque chose à ceux qui leur ont donné la liberté et la possibilité de vivre. Son fils entend ce message et s’enrôle pour le Vietnam. Il meurt en tentant de ramener le corps d’un soldat noir, accroché à un arbre. Impossible de le négliger s’il veut rester fidèle à l’idée paternelle. On n’est pas face à George Clooney, désireux de sauver le monde !</p>
<h4><b>Le fils de Sheldon « perd la vie au nom d’un idéal ». De quoi son père se sent-il coupable ?</b></h4>
<p>Il existe une différence entre l’idéal et la réalité. Mon héros possède des valeurs, mais la vie est très nuancée. Sa philosophie générale risque de se heurter au réel et de briser quelque chose en lui. Sheldon aime son fils et son pays. J’avoue qu’ils m’évoquent Abraham et Isaac. Le protagoniste est en colère contre Dieu, parce qu’il lui a demandé de sacrifier son fils avant de l’abandonner. Pourquoi attend-il le pardon de Dieu et pas celui de l’Amérique ? Il peut rester Américain car Dieu l’a trahi.</p>
<h4><b>Est-ce un roman sur le deuil ?</b></h4>
<p>Plutôt sur le pardon. Sheldon est en conversation permanente avec Dieu, or il ne tient pas à être pardonné. Il s’agit d’une autre démarche, celle de réparer quelque chose qui a été cassé. Le pardon ne peut pas exister pour lui, étant donné que rien ne lui ramènera son fils. Il tient juste à trouver un apaisement. N’étant pas catholique, il ne peut pas se repentir dans la confession. Les juifs et les protestants ne reçoivent point l’absolution, vu qu’il n’existe pas d’intermédiaire entre eux et Dieu. En sauvant un petit garçon en détresse, Sheldon se sauve lui-même. La fin est d’ailleurs ambiguë, puisque qu’il demande à l’enfant « Comment vas-tu MON garçon ? » Mais en réalité, ce sauvetage provient d’une impulsion, celle qui consiste à aider quelqu’un pour faire quelque chose de bien. Altruiste, Sheldon se sent responsable. C’est la seule chose qu’il puisse réaliser en ce monde.</p>
<h4><b>A l’instar de Lars, « acceptez-vous l’humanité telle qu’elle est » ?</b></h4>
<p>Hélas non <i>(rires) </i>! J’aimerais bien la juger moins, mais je ne fais pas partie de ces new-yorkais névrosés, qui considèrent leur psychanalyste comme un sauveur.</p>
<h4><b>« Plus on vieillit, plus on ressemble à un point d’interrogation. » Quelle question demeure irrésolue ?</b></h4>
<p>Je ne suis pas assez vieux pour y répondre. Il me reste encore pas mal d’années à vivre avec des points d’exclamation. J’aime l’idée qu’on arrive à un stade où on ne sait plus rien. Peut-être suis-je bouddhiste, mais je suis désespéré face au nombre de questions qu’il me reste à résoudre <i>(rires)</i>.</p>
<h3>Derek B. Miller, <i>Dans la peau de Sheldon Horowitz</i>. Editions Les Escales.</h3>
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		<title>Soutien du Congrès Juif Mondial à la communauté hongroise</title>
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		<pubDate>Wed, 08 May 2013 07:24:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Antisémitisme]]></category>
		<category><![CDATA[Une News]]></category>

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		<description><![CDATA[Face à la libération d’une inquiétante parole antisémite en Hongrie depuis l’arrivée de Viktor Orban à la tête du gouvernement en 2010 (peu d’agressions mais de fréquentes prises de positions au Parlements avec la percée du parti d’extrême droite Jobbik), le Congrès Juif Mondial a décidé de tenir cette année son assemblée générale à Budapest. [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Face à la libération d’une inquiétante parole antisémite en Hongrie depuis l’arrivée de Viktor Orban à la tête du gouvernement en 2010 (peu d’agressions mais de fréquentes prises de positions au Parlements avec la percée du parti d’extrême droite Jobbik), le Congrès Juif Mondial a décidé de tenir cette année son assemblée générale à Budapest.</p>
<p>C’est sous la protection d’un important dispositif de sécurité que les 500 participants se sont réunis du 5 au 7 mai. Mais avant même l’ouverture de la première séance, le CJM déclarait dans un communiqué attendre du gouvernement hongrois « des mesures efficaces», et son président, Serge Cwajgenbaum d’insister : « Il faut des lois très sévères [contre les auteurs d’actes antisémites] comme celles qui ont été adoptées récemment en Grèce, où le gouvernement a pris la décision d’interdire las manifestations antisémites et de mettre en garde les députés d’extrême droite qui peuvent perdre leur immunité parlementaire et être assignés en justice. C’est ce type de législation que nous attendons de ce pays ». Un message vraisemblablement entendu par le Premier ministre hongrois qui s’est voulu rassurant en annonçant dans son discours d’ouverture une « tolérance zéro » contre l’antisémitisme.</p>
<p>Si ces propos ont satisfaits le ministre israélien de l’Energie, Sylvan Shalom, présent au congrès, ils ont été appréciés en demi-teinte par le CJM : « Nous saluons le fait que le Premier ministre ait qualifié l’antisémitisme comme inacceptable et intolérable. Mais nous regrettons qu’il n’ait fait aucune référence à quelque incident antisémite ou raciste que ce soit et n’a pas non plus marqué avec clarté la différence entre le gouvernement et la frange d’extrême droite. Les actes sont plus forts que la parole aussi bien intentionnée soit-elle ».</p>
<p>La veille de l’ouverture de l’assemblée générale, le parti Jobbik, qui a obtenu 17% des voix aux législatives de 2010, avait manifesté devant le grand hôtel où se réunissent les délégués du CJM. Plusieurs centaines de personnes venues rendre hommage aux « victimes du sionisme et du bolchévisme » et dénoncer « le complot israélien contre la Hongrie ». Le renforcement des idéologies d’extrême droite est une réalité que souhaite combattre le Congrès Juif Mondial grâce aux différentes stratégies qu’il aura adoptées lors de cette assemblée.</p>
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		<title>Le décès de Pierre Drai</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Apr 2013 17:14:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[France]]></category>

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		<description><![CDATA[Le grand magistrat s’est éteint le jeudi 18 avril à Paris, à l’âge de 86 ans. Né le 3 juillet 1926 à Constantine, Pierre Drai a commencé sa carrière comme avocat stagiaire à Alger avant d’être nommé, en 1949, suppléant à Tunis où il restera plusieurs années jusqu’à devenir juge. Après une étape à Grenoble, [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Le grand magistrat s’est éteint le jeudi 18 avril à Paris, à l’âge de 86 ans.</h3>
<p>Né le 3 juillet 1926 à Constantine, Pierre Drai a commencé sa carrière comme avocat stagiaire à Alger avant d’être nommé, en 1949, suppléant à Tunis où il restera plusieurs années jusqu’à devenir juge. Après une étape à Grenoble, il est ensuite nommé juge au tribunal de Grande Instance de Paris en 1965, où il fera toute sa carrière comme juge de siège. En 1988, il devient le premier président de la Cour de Cassation, un poste prestigieux qu’il honorera jusqu’en 1996. Durant ces huit années à la tête de la plus haute instance judiciaire de France, Pierre Drai a mis à profit sa capacité de travail, mais aussi son énergie et sa courtoisie pour tenter de réformer cette institution. La rendre plus efficace et ses décisions plus cohérentes.</p>
<p>S’il n’a pu imposer au gouvernement d’alors son projet de filtre des pourvois civils pour limiter l’engorgement chronique de cette juridiction, son autorité morale a permis de tempérer l’agitation qui secoua la Justice à la fin des années 80.Tout en rappelant aux juges le sens de leur mission, il écrivait à Michel Vauzelle, Garde des Sceaux en 1992 : « Laissons les juges juger ». En rien tenté  par la vie politique, il fut tout de même conseiller technique au cabinet du ministre de la Justice du deuxième gouvernement Messmer, Jean Taittinger, de 1973 à 1974. Ce fut la seule année de sa vie où il abandonna ses fonctions de magistrat.</p>
<p>Pierre Drai, qui fut également un membre éminent de l’Association internationale des juristes juifs, a été inhumé religieusement au cimetière de Pantin, ce vendredi 19 avril.</p>
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		<title>Mort de Carmen Weinstein, présidente de la communauté juive d’Egypte</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Apr 2013 08:14:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Religion]]></category>

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		<description><![CDATA[La présidente de la minuscule communauté juive d’Egypte a été inhumée jeudi 18 avril dans un cimetière du Caire. Une centaine de personnes, Juifs égyptiens et étrangers, Chrétiens et Musulmans, amis de la défunte, se sont retrouvés pour un office religieux dans la synagogue Chaar Hachamayin, en plein centre-ville de la capitale, avant de gagner [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>La présidente de la minuscule communauté juive d’Egypte a été inhumée jeudi 18 avril dans un cimetière du Caire.</h3>
<p>Une centaine de personnes, Juifs égyptiens et étrangers, Chrétiens et Musulmans, amis de la défunte, se sont retrouvés pour un office religieux dans la synagogue Chaar Hachamayin, en plein centre-ville de la capitale, avant de gagner le cimetière juif de Bassatine, situé dans une banlieue pauvre. Carmen Weinstein n’a pu être enterrée aux côtés de ses parents, comme elle le souhaitait, le carré familial se trouvant dans une partie du cimetière envahie par les déchets et les eaux fangeuses des égouts.</p>
<p>Triste réalité, la grande majorité des pierres tombales en marbre ont été volées et des chiens sauvages errent entre les tombes parmi des monceaux d’ordures. Même la porte d’entrée, en métal, a disparu. Triste réalité alors que cette femme octogénaire avait mis toute son énergie, inlassablement, pour œuvrer à la préservation du patrimoine juif égyptien. C’est notamment grâce à son action que put être restaurée la grande synagogue du Caire, bien qu’il ne reste plus que quelques dizaines de Juifs dans la capitale et à Alexandrie, majoritairement des femmes âgées, alors qu’ils étaient plus de 80 000 au début des années 1950. C’était avant l’ère de l’exil forcé, sous Nasser.</p>
<p>Cette petite communauté a élu à sa tête une autre femme de caractère, Magda Haroun. Elle a promis de « s’occuper d’eux » et aimerait « donner une vision de ce que sera l’avenir d’une communauté malheureusement mourante : je veux briser les barrières qui ont été érigées entre les gens de cette religion et les gens d’autres confessions », a-t-elle dit dans son discours à la synagogue, ajoutant pour conclure : « Je veux que tout le monde se souvienne que les Egyptiens juifs vivaient en Egypte, qu’ils ont participé à tous les aspects de la vie. La religion est pour Dieu et la patrie pour tous ».</p>
<p>« Juifs d’Egypte », un film documentaire du réalisateur égyptien Amir Ramses consacré à cette communauté est récemment sorti en salle dans le pays mais non sans mal, après avoir été bloqué par la Sécurité d’Etat.</p>
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