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juillet 2017

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Littérature
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Rabbi Jacob, il va lire… au Café des Psaumes !

Des cafés associatifs, des lieux de rencontre chaleureux, accessibles et au centre de Paris, il n’en existe plus beaucoup. Aujourd’hui, l’ambiance lounge tamisée et conditionnée élimine les comptoirs et transforme les fauteuils en chaises pour enfants afin de resserrer les sardines et leurs consommations minutées.

Il est donc d’autant plus difficile d’imaginer un tel lieu dans un endroit  comme la rue des Rosiers. Une rue qui ne ressemble plus du tout au souvenir de l’enfance des 30-60 ans. Elle ressemble encore moins à la rue des Rosiers de cette époque que la fausse rue des Rosiers filmée dans Rabbi Jacob. Car il serait difficile d’imaginer que ce quartier, cette rue, fut un lieu très populaire pendant la première moitié du siècle dernier. Pas dans le sens de la fréquentation touristique mais de par la population qui y vivait : principalement des immigrés d’Europe de l’Est, des ouvriers et des petits commerçants.

Entre le falafel et le gateau au fromage des deux rives culturelles de la rue des Rosiers, subsiste un établissement associatif : le Café des Psaumes, géré par Sylvie Adler. Rencontre.

 

D’où est venue l’idée d’un tel café ?

Sylvie Adler : Il a été conçu initialement pour les rescapés de la Shoah afin qu’ils aient un lieu de retrouvaille et les personnes âgées, il est désormais ouvert à tout le monde. Des conférences, des concerts s’y déroulent régulièrement.

Vous accueillez surtout des écrivains.

Chaque dimanche durant l’année scolaire, un auteur présente un livre face à un public. Fabienne Amson, qui s’occupe avec nous de l’animation de ces rencontres, proposé l’idée de créer un prix littéraire. Cela nous permet à la fois de réunir les personnes du Cercle Edith Kremsdorf, qui sont atteintes d’Alzheimer les jeunes de l’OSE et des habitués locaux autour de ce projet. Le prix littéraire sera attribué à la fin du mois de novembre.

Comment peut-on vous proposer des livres pour ce prix ?

Des livres, mais aussi des manuscrits. Nous ne souhaitons pas juste récompenser un livre dont tout le monde parle déjà, mais plutôt un jeune auteur ou un auteur décédé dont l’œuvre nous parait importante mais qui reste assez méconnu du grand public. Le livre traitant d’un thème juif, de manière très large. Rachel Blaustein, dont l’expérience dans le monde littéraire est non négligeable, sélectionne pour nous les meilleures propositions qui nous sont adressées.

En quoi consiste le prix ?

Il ne s’agit pas d’une récompense financière, mais d’un soutien à l’édition et à la distribution. D’où le fait que nous accueillons également des manuscrits non publiés. Dans cette période difficile pour le monde du livre, surtout si l’on ne bénéficie pas d’une grande promotion, ce genre de soutien peut être apprécié. Ce prix nous permet à nous aussi de donner plus de place au monde culturel dans ce quartier, ce qui est aussi un défi aujourd’hui.

 

Vous pouvez envoyer vos livres et manuscrits au

Café des Psaumes, 16 ter rue des Rosiers, 75004 Paris