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Littérature

20e Salon des écrivains

Depuis 20 ans, le Salon des écrivains organisé par le Bnai Brith Ben Gourion, accueille à la Mairie du XVIe arrondissement de Paris de nombreux visiteurs et propose des débats et dédicaces avec plus de cent auteurs. Rencontre avec son président, Maxime Ouanounou, à l’occasion du prochain salon qui se déroulera le 8 novembre.

 

L’Arche : La vingtième édition du salon est dédiée à la mémoire d’Eugène Leiba, pouvez-vous nous parler de la création de ce salon ?

Maxime Ouanounou : Le Salon Bnai Brith Ben Gourion a été créé en 1995 par Eugène Leiba et Ernest Touitou. Ce salon s’est tenu au début au Restaurant de l’Orée du Bois avec à peine 20 auteurs ! Aujourd’hui nous en sommes à plus de cent auteurs.
Ernest Touitou était très proche des Maires successifs du XVIe arrondissement, Pierre-Christian Taittinger puis Claude Goasguen. C’est grâce à son action que nous sommes accueillis chaque année dans les locaux de la Mairie. Nous avons également un partenariat ancien avec la librairie Lamartine qui met à disposition les livres. Ernest Touitou nous a quittés il y a 11 ans. Ce salon lui rend hommage chaque année par son existence, son développement et son rayonnement.
Eugène Leiba a été Président de la Loge Ben Gourion pendant près de 16 ans. Ernest et Eugène ont voulu créer ce salon pour répondre à un besoin en termes de rapprochement entre lecteurs et auteurs, encourager le débat entre eux.
Un autre point fort de ce salon est la table ronde qui le suit, table ronde au cours de laquelle sont traités des thèmes politiques, sociétaux et économiques qui traitent des thématiques françaises et israéliennes. Cette année le thème sera « Le danger iranien après les accords sur le nucléaire ».
Eugène Leiba a donné de lui même, de ces deniers, de son intelligence pour amener ce salon au niveau où il se trouve, c’est à dire un salon incontournable au cours duquel plus de cent écrivains présentent leurs Livres à plus de 4000 visiteurs en une journée ! Il nous a quitté en avril dernier et ce salon lui rend hommage. Ce n’est que justice.

Ce salon propose-t-il un ou plusieurs thèmes particulier ?

Les thèmes littéraires offerts pendant ce salon sont divers: politique, , la Shoah, la médecine, la religion, la psychologie et la psychanalyse, les romans sur des thèmes juifs, la cuisine….

Est-ce la première fois que vous recevez des auteurs iraniens ?

Nous avons reçu plusieurs fois des iraniens: le problème posé par les iraniens n’est malheureusement pas récent. En 2014, nous avions fait une émission à Radio J avec Ramin Parham, témoin iranien de la situation qui se dégrade dans son pays!

Est-ce que le Bnai Brith organise d’autres événements culturels ?

Les activités du Bnai Brith sont multiples: sociales, mais surtout philanthropiques auprès des plus démunis en France et en Israël. Nous avons une activité culturelle intense et régulière, avec des rencontres mensuelles. Une Commission Culture choisit chaque année un thème littéraire. En 2014, le thème était la littérature israélienne, et cette année c’est la Shoah vue par des auteurs français.
Enfin une Commission Cinéma propose des films à thème: Wagner et les juifs, le cinéma américain et les juifs….

Dimanche 8 novembre, à partir de 13h. La table ronde débutera à 18h.

Mairie du XVIe arrondissement de Paris, 71 av Henri Martin.