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En quête d’harmonie

Lee Michel, artiste israélienne, expose jusqu’au 17 février à l’Hôtel Marriott Champs Elysées. Promenade dans les allées du bonheur, à la recherche d’un enthousiasme pas toujours clairement perceptible en ces temps. Rencontre.

L’Arche : Pourquoi avoir choisi le thème « Harmonie » ?

Lee Michel : Parce que nous sommes tous à la recherche du bonheur. Certains le cherchent à travers leur vie quotidienne, d’autres dans le travail, ou l’amour. En tant qu’artiste, j’essaie d’exprimer dans ma peinture cette dualité entre vouloir et pouvoir vivre en harmonie. Atteindre les étoiles c’est le but de tout un chacun.

Quels sont les sujets qui vous inspirent le plus ?

Tout est matière à expression pour moi. Je travaille de façon intuitive, je me nourris de ce que je vois, j’entends, mes racines, la musique, et les rencontres. Je vis, je ressens la vie puis je retranscris mes émotions sur la toile.

L’art a-t-il un rôle encore plus important aujourd’hui dans un tel climat ?

L’art dont le propre est le langage universel de l’humanité n’est plus l’affaire de quelques initiés. Plus que jamais l’art est menacé par l’obscurantisme et pourtant il n’a jamais été aussi présent dans la vie des gens. Avec internet chacun peut découvrir la forme d’art qui le bouleverse et lui permet de s’ouvrir à l’Autre.

A quoi attribuez-vous le succès des artistes israéliens ces dernières années ?

Les artistes israéliens sont présents depuis longtemps, le cinéma, la musique, la peinture. Israël est un puits de culture car elle est composée d’une multitude d’influences culturelles. J’ai découvert récemment en assistant à un concert au Philharmonique le chef d’orchestre Lahav Shani. Le monde découvre ce vivier d’artistes incroyables qui émergent. Encore une fois internet a permis au monde de s’ouvrir et de découvrir l’art ailleurs.