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Mai-Juin 2019

N° 676

Marc Chagall et Notre-Dame de Paris : une histoire d’amour et de peinture

L’un des légendaires autoportraits de Marc Chagall représentant aussi Notre-Dame de Paris est exposé depuis hier à l’entrée de la Galerie Palatine du Palazzo Pitti à Florence : il s’agit d’une initiative mise en place par la Gallerie degli Uffizi (Galerie des Offices, en français) en signe de solidarité avec la France et Paris, touchées par l’incendie qui a détruit une partie de la cathédrale. Cet autoportrait, auquel Chagall était particulièrement attaché, a été offert personnellement par ce dernier à la famille Uffizi, propriétaire de l’institution, en 1976. « Enveloppés dans la couleur bleue, la “teinte de son âme”, tous les éléments récurrents de son oeuvre apparaissent à côté de son visage : sa femme Bella, le coq symbolisant sa patrie, la palette avec les pinceaux, et sur le fond Paris avec la Cathédrale de Notre-Dame et le pont sur la Seine, sous un ciel où figurent à la fois le soleil et la lune » indique aujourd’hui la galerie dans la presse italienne.

Pour Marc Chagall, comme pour moult artistes, Notre-Dame fut une grande source d’inspiration. Au-delà du lieu de culte, le peintre né en 1887 à Liozna près de Vitebsk, en Biélorussie et devenu au cours d’une vie de pérégrination et d’exil l’une des figures de « LEcole de Paris« , a saisi et inscrit Notre-Dame comme l’un des symboles majeurs de la capitale, la faisant bien apparaître dans plusieurs de ses toiles, comme « Vue de Notre-Dame » , « Le Dimanche« , « Les monstres de Notre Dame », « Notre-Dame en gris » ou l’évoquant encore dans sa  « Lettre d’amour à Paris »  :

(…) « Oh, si seulement je pouvais parvenir, chevauchant l’une des gargouilles de Notre-Dame comme s’il s’agissait d’un cheval, à tracer un chemin à travers cieux à la force de mes bras et mes jambes. Te voilà, Paris. Tu es mon second Vitebsk » 

Aline Le Bail-Kremer